‹ Poésies choisiesChapitre 92 sur 300 · Pour d'ont, de iitide, signi- 6. Cette · texte numérisé non relu

Pour d'ont, de iitide, signi- 6. Cette

AMOURS DE MELINE. — I. 97

Tousjours malheur sus malheur me prendra, Désespéré de fortune meilleure ?

0 mal certain, ô plaisance mal seure ! Jusques à quand tel destin me tiendra ? Jamais, jamais le moment ne viendra Que délivré de tant d'ennuis je meure.

Quel triste si;ine à ma nativité Me desastra de tant d'aversité.

D'un regard trouble influant sa puissance ?

Quelle Clothon ma vie dévidant, Et quel génie à tel sort me guidant, Sous astre tel dressèrent ma naissance ?

De mon cruel vaincueur Venus la douce merc Voyant un jour l'orgueil de ta rare beauté, Si rare que le pris tu luy eusses osté De la fatale pome aux Troyens tant aniere.

Te dit : 0 mon mignon, fjue veux-tu qu'on espère ? C'est fét de nostre honeur, si ceste cruauté D'une fille nous bravo ! adieu la royauté Sous qui flechist des dieux et le maistre et le pore.

Las ! quel arc ou quel trait (dit Amour soupirant) Ay-je pour m'en avder contre celle tirant Qui sans arc, sans carcois et sans tleclie me laisse.

Mon arc est son sourcil, et mon carcois ses yeux, Ses œillades mes traits ; des hommes et des dieux .\vecques ma dépouille elle se fait maîtresse.

Peussé-je, aneau, revêtir ta figure ' A mon souhét! petit aneau, qui dois De ta rondeur enceindre l'un des dois Qui dans mon cœur se font aigre pointure.

Si dans ton sein Meline d'aventure

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