lieux pour deuls. pi'é^ent nonciation de ce mot
Gentile fleur du raesme nom de * celle De qui les yeux par les miens traitrement Dardèrent lors en moy premièrement La douce ardeur que ma poitrine celé ;
Bien que l'honneur sus toute autre pucelle De toute grâce elle ait entièrement, Sois luy exemple à n'estre fièrement Encontre moy, qui l'adoi-e, cruelle.
Comme en ces fleurs ton beau lustre vermeil. Qui tost fani doit perdre sa vigueur, Par son éclat leur violet efface ;
Ainsi le temps doit idjhatre l'orgueil.
Qui de fieriez ores- enfle son cœur, Ridant un jour le poli de sa face.
Pourra donq bien de ma bouche partir Ce fascheux mot, mot qui desja me tue. Quand seulement ma langue s'évertue De l'essayer pour le faire sortir.
Tu devois, ciel, ma veue anéantir.
Ciel, tu devois plustost m'oster la veue. Que de mes yeux la beauté fust cogneue Qui doit causer si fascheux départir.
Puis que ce mot ma langue ne peut dire, Sus, veux meurdris, larmoyez chaudement ; Jette sanglots, triste cœur, et souspire ;
Et toy, ma main, il te faut lourdement Ce que je tais en ce papier escrire : Adieu, pour qui tant me plaist le tourment.
1. De mis pour que; subsUlu- '2. Maintenant. tion fréquente (Burguy, 1, \>. 107). ô. Cf. un sonnet cU- l>onsar(l,p.9.
Quand le pilot ' voit le nort luyre es cieiix La calme mer ronfler sous la caréné, Un doux zéphyr soufler la voile pléne, Il vogue, enflant son cœur audacieux.
Le mesme aussi, quand le ciel pluvieux Des vents félons meut l'orageuse alêne, Qui bat les flancs de sa nef incertene. Humble tapisl - sous la merci des dieux.
Amour ainsi d'une assurance fiere Haussa mon cœur, tandis que la lumière De tes doux yeux me pouvoit éclairer ;
Las ! aujourd'huy que je te pers de vue Quelle anie vit d'amoi.r plus esperdue Quand fors la mort ne puis rien espérer ?
Tasse, ô par trop heureuse tasse ^, Qui reçois la plus grande grâce Que puisse désirer mon cœur, Pour alegeance à sa langueur.
0 tasse heureuse, quand la bouche.
Dont le désir au cœur me touche.
De son vif coral coloré Baise si bien ton bord doré ; Quand, te levant en sa main blanche, Jla Meline sa soif estanche, 0 quel heur, si tu connoyssois La grand'faveur que tu reçois !
Quel heur j'auroy, heureuse tasse, Si je recevoy celle * grâce Qu'on te fait, quand mesme je voy Que le vin qui rit dedans toy Monstre avoir quelque conoissance De ton heureuse jouissance.