‹ Poésies complètesChapitre 102 sur 127 · PAUL DE SAINT-VICTOR · texte numérisé non relu

PAUL DE SAINT-VICTOR

Il n'en descendra plus. Ainsi la mort est bonne. Mourir sur les hauteurs, c'est renaître et grandir ; La chair faible au baiser de l'ange noir frissonne, Mais l'âme voit plus haut l'ange bleu resplendir ;

C'est l'ange aux yeux cléments, qui, sachant les passages Par où revient aux cieux l'homme longtemps banni, Emporte les penseurs, les poètes, les sages, Sur les sommets divins, dans le rêve infini !

Juillet 1881.

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