‹ Poésies complètesChapitre 111 sur 127 · LEON CLADEL · texte numérisé non relu

LEON CLADEL

l naquit et vécut pauvre ; la destinée, Sentant ce cœur plus fier, se fit plus obstinée ; Chaque jour le travail, l'âpre lutte, le deuil De voir pour lui la Gloire avare d'un coup d'œil, Tout ce qui brise : espoir éphémère, ironie De ses rêves, dédain des sots — mais le génie ! La gloire maintenant le pleure avec remord, Et, vaincu par la vie, il a vaincu la mort.

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