‹ Poésies complètesChapitre 19 sur 23 · Épilogue · texte numérisé non relu

Épilogue

Louange a Dieu! Je peux croiser les bras. Mon livre Appartient maintenant a la Postérité.

Qu'ils s arrangent tous deux! Quanta moi, je me livre Au charme du Rien faire avec sérénité.

0 mes vers ! On dira que j'imite Banville, On aura bien raison si l'on ajoute encor Que je l'ai copié d'une façon servile, Que j'ai perdu l'haleine à souffler dans son cor.

Ce reproche est amer, mais ne me fend point l'âme, Je ne sens nul remords et dors tranquillement, Et si Zola, pareil à Pet-de-Loup, ine blâme, Je répondrai : «.Je n'ai pas de tempérament ! »

Gilles et Pasquins.

Hélas ! comme l'on doit accabler ma vieillesse Sous les coquelicots de mon frivole herbier, Quand un Sa cy futur aura la gentillesse De coudre a mon habit les palmes de Barbier,

Je n'ai rien a répondre. Aussi je me résigne, Regardant vaguement les nuages passer, Tout en songeant, avec l'indolence du cygne, Au poème (ju'21 faut demain recommencer.

Je me trouve a présent au carrefour d' Hercule, Placé comme Robert entre Alice et Bertram. Le Vice me dit : « Viens/ » et la Vertu : « Recule/ » Le machiniste est la, sombre, près du tam-tam!

La Vertu, maigre, oh! maigre a faire peur , m'attir Près d'elle, et son bras jaune a l'air d'un échalas: « A force de rêver au bois où le Satyre Se conduit mal, dis-moi, mon fils, n es-tu pas las?

Sois un homme a présent, fait-elle. Tu constates Souvent qu'on ?nange peu le long des grands chemin. Laisse là tes chansons folles, fais des cantates, Et les honneurs pleuvr ont dans ta poche et tes main

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