‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 31 sur 74 · LES TROIS MATELOTS DE GROIX I · texte numérisé non relu

LES TROIS MATELOTS DE GROIX I

L'autre, en tombant du haut du mât, Fut, avant qu'il se ranimât,

Happé dans l'ombre F*ar un poulpe aux yeux de velours, Qui tendait au ras des flots lourds

Ses bras sans nombre.

11 a suffi d'un humble ave Pour que le cadet fût sauvé

Du flot barbare, Et ce matin les bons courants L'ont ramené chez ses parents

Dans sa gabare.

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A Edmond Haraucourt.

Chaque année, à Noël, on prétend que la Vierge Mystérieusement quitte son beau ciel d'or, Et, pour rendre visite aux chrétiens de l'Arvor, Change son manteau bleu contre un surcot de serge. I

Au velours élimé de son étroit Justin Nul diamant n'accroche une lueur soudaine. Elle est vêtue ainsi qu'une humble Bigoudenne ; La fatigue et le hâle ont défleuri son teint.

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