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Or, vermillon et bleu lapis; Vois, un harem, c'est une chambre Pleine de fleurs et de tapis, De coffrets et de senteurs d'ambre^
De flacons, de trépieds brûlants, De gaze, de coussins, de soie, De grands plateaux étincelants.
Fouillis où le regard se noie !
Par dessus tout, des flots de chair.
Quinze créatures groupées.
Ayant toutes coûté très-cher, Et savamment inoccupées.
Il en est de tous les pays :
Race maure, latine, franque; De l'Ég^y'pte où croît le maïs, De la France où fleurit la banque.
L'une, soulevant ses cheveux Par un geste de canéphore,
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Montre au fond de ses doux grands yeux Une caverne de phosphore;
L'autre, pleurant son Roméo, Dans un coin, rêveuse et bizarre.
Éveille une âme de guitare.
Comme dirait notre Théo ;
Celle-ci, dont la roideur place L'état civil dans le Thibet, D'une lèvre boudeuse agace La neige rose d'un sorbet.
D'autres qui n'ont point de gaze, elles, D'un bras lourd venu d'Amalfi Caressent le flanc des gazelles.
— Oh ! Wilhem, des calembours, iî !
— Celle-là, d'un écran de plume, Irlandaise au buste accoudé, Apaise les souhaits qu'allume
Un sultan sans cesse attardé.