SCÈNE IX
ChM la C^
{La Camargo est à son clavacin , en silence ; en entend
frapper à petits coups. )
CAMARGO
Entrez.
( L'abbé entre, Jl lui présente son poignard, La Camargo le considère quelque temps , puis se lève, )
A-i-il souffert beaucoup ?
l'abbé.
Bon t c'est l'affaire D'un moment
CAMARGO
QuVl-ildit?
l'abbé.
H a dit que la terre Tournait.
CAMAROO.
Quoi I rien de plus ?
l'abbé.
Ah I quMl donnait son bien A son bouffon Pippo.
GAMABGO.
Quoi! rien de plus?
Non, rien.
CAMARGO
H porte au petit doigt un diamant. De grâce , Allez me le chereher.
l'abbé.
Je ne le puis.
GAMARGO.
La place Où vous l'aves laissé n'est pas si loin.
L*ABBÉ
Non, mais Je ne le puis.
CAHABGO.
Abbé, tout ce que je promets, Je le tiens.
l'abbé.
Pas ce soir.
CAMARGO
Pourquoi?
l'abbé.
Mais —
'CAMARGO. *
Misérable I Tu OM.f^spastué. '^
I I»4]IBÉ.
M^ftj qiie le eùerm^accable Si je ne Tai pas faiC , madame , en vérité. *
En ce cas, pourquoi hou?
fc^ABBÉ.
Ma foi , je Tai jeté Dans la mer. ,
CAMARGO
Quoi! ce soir^ dans la mer?
l'abbé.
Oui , madame.