‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 18 sur 110 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ChM la C^

{La Camargo est à son clavacin , en silence ; en entend

frapper à petits coups. )

CAMARGO

Entrez.

( L'abbé entre, Jl lui présente son poignard, La Camargo le considère quelque temps , puis se lève, )

A-i-il souffert beaucoup ?

l'abbé.

Bon t c'est l'affaire D'un moment

CAMARGO

QuVl-ildit?

l'abbé.

H a dit que la terre Tournait.

CAMAROO.

Quoi I rien de plus ?

l'abbé.

Ah I quMl donnait son bien A son bouffon Pippo.

GAMABGO.

Quoi! rien de plus?

Non, rien.

CAMARGO

H porte au petit doigt un diamant. De grâce , Allez me le chereher.

l'abbé.

Je ne le puis.

GAMARGO.

La place Où vous l'aves laissé n'est pas si loin.

L*ABBÉ

Non, mais Je ne le puis.

CAHABGO.

Abbé, tout ce que je promets, Je le tiens.

l'abbé.

Pas ce soir.

CAMARGO

Pourquoi?

l'abbé.

Mais —

'CAMARGO. *

Misérable I Tu OM.f^spastué. '^

I I»4]IBÉ.

M^ftj qiie le eùerm^accable Si je ne Tai pas faiC , madame , en vérité. *

En ce cas, pourquoi hou?

fc^ABBÉ.

Ma foi , je Tai jeté Dans la mer. ,

CAMARGO

Quoi! ce soir^ dans la mer?

l'abbé.

Oui , madame.

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