‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 19 sur 110 · CAMA^O · texte numérisé non relu

CAMA^O

Alors y. c'est uu malheur pour vous, 7- car, sur mou âme. Je voulais cet anneau.

L^ABBÉ

Si vous me Taviez dit, Au moins...

Et sur quoi do^c t'en croirai-je, maudit?

Sur quel honneur vas-tu me jurer? Sur laquelle De tes deux mains de sang? Où la marque en est-elle? l>a chose n*est pas sûre, et tu te peux vanter. ^ Il nilaUrlui couper la main , et l'apporter.

i/abbé.

Madame, il faisait nuit... La mer était prochaine... Je Tai jeté dedans.

CAMARGO

. Je n'en suis pas certaine.

l'abbé.

Mais, madame, ce fer est chaud , «t saig^ne encor.

CIXIBGO.

TJi la taOfl dî 1c feu ne M()t ran».

Son corps N'est~]^Bi loin, madame; il m peut qu'on se cbai^—

La nuit est trop épaisse, et TOcéan trop largo.

Uaij je suis pile, moi ! leoez.

CAVKKGOi

Hon cher abbé , L'élais-je pas ce soir, quand j'ai joué Thisbé Dans l'opéra?

Madame, au nom du cicll

CÂUIBGO.

Peut-être Qu'en y regardant Wen, vous l'aure».— Ma fenêtre %nne sur la tner. ,.

{Elluort.)

liais' — Elle est partie , 6 Dieu !

J'ai tué mon ami , j'ai mérité le leu ,

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