‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 6 sur 110 · UN PORTEUR · texte numérisé non relu

UN PORTEUR

Seigneur , c'est là , — proche l'horloge Sainl- Vincent , tout devant \ ces rideaux que voici , Ci'est sa chambre à coucher.

L^ABBÉ

Voilà pour toi , merci.

Parbleu ! cette soirée est propice , et je pense

Que mes fetn pourraient bien avoir leur récompcnso.

La lune ne va pas tarder à se lever ;

La chose au premier <)^p peut ici s*achever.

Têlebteu ! c'est le moiiw qa'im homme de ma sorte

Ne s'aille pas morfondre à garder une porte;

Je ne suis pas des gens qu'on laisse s'enrouer.

— Or, vous autres, coquins, qu^alleaB-vous nous jouer?

— ^ Piano , signor basson — amoroso ! la dame

Est une oreille fine ! — Il faudrait à ma flamme

Qoeique mi bémol , — hein ? Je m'en vais me cacher

Sous ce contrevent-là ; c'est sa chambre à coucher,

Wcst-cepas? *

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