‹ Poésies complètes de Arsène HoussayeChapitre 10 sur 102 · DE PROFUNDIS · texte numérisé non relu

DE PROFUNDIS

De Profuitdii! Cécile, à l'aube matinale, A ternie doucement son aile virginale.

De Profundii!

J'ai vu le corps de neige en mn douleur nmcre Dans le linceul de lin qu'avait filé sa mère. De Profundis !

De Profundii! J'ai vu toutes blanches les vierges Qui dans l'église en deuil pleuraient avec des cierges. De Profundù !

J'ai vu le fossoyeur en son iuiiouciance, Vrai Faust qui de la vie a creusé la science. De Profitwlii !

J'ai vu, k lombe ouverte, y ruisseler le sable, Le sable où j'ai gravé ce mot ineflaçable ; De profundii!

Dt ProfundU! Ci-git Cécile, herbe faucbée, IJui dans ses vin^ printemps un matin s'est couchée. De Profundis !

Quand on l'a descendue en la fosse étemelle, El que son âme blanche a déployé son aile, De Profundii !

J'ni pris mon violon, plein de funèbres cbarmes, Pour lui chanter un chant tout ruisselant de larmes. De PTofundù!

De ProftttuJM/ C'était la cbanson adorée Qu'elle avait autrefois apprise à la vesprée 1 ItePro/'undM/

La chanson desl)eaui}oursquej'entends dans mon âme, Que l'épine fleurisse ou que novembre brime ! De PTofundit !

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