PH AOU
C'est la rive adorée où chantent les sjrénes.
ERHOE.--'
Elli' lièloumc IP ridMU.
Et Sapho ? Qu'ai-jc vu ! Sans déUurner les yeux Les ïoiU qui s'en vont, pied léger, cœur joyeiix.
ËLEe les regarde par la porle enu'oiverU'.
Faul-il se couronûer du pampre d'Ariane, Ou des pfties rameaui dont se pare Diane?
Elle sull Phaoïi et Erinni'.
SAPHO
Oui, je la veux chasser de la docie maison Où mon sein l'abrita dans sa jeune saison,
Tomtiaiit sur le Iticliniuni.
Quoi ! je ne vaincrai pas mes pleurs et ma folie ! Me Eaul-il boire encor l'amour jusqu'à la lie ? A peine en ma jeunesse ou a donné ma mnin A Cerwla, l'époux odieux i l'hymen.
182 SAPUO.
Porte lugubre, hélas I pour entrer dans la Tje.
Aussi sons son toit sombre ils ne m'ont pas suivie,
tes amours el les jeui qui peuplent les vingt ans !
Il mourut : son hiver fondit & mon printemps.
Hais Alcée, Archiloque, Bipponax— spectres sombres^ —
Me parlèrent d'amour, eui qu'ïttendaient les Ombres.
Ed neigeant sur leurs froots le siècle allait finir.
Je me vois rire encore à ce gai souvenir.
Trois beaux noms éclatants, même dans les léDcbrcs.
Hais ils n'éuient plus bons qu'à des honneurs ruhcbrcs.
Ah I jeunesse, toi seule as les enchantements !
Aussi, quand vint Phaon avec ses airs charmants.
Je l'aimai sans savoir son nom. La renommée
Porte des cheveun blancs. J'aime mieux être aimée
Par le pAtre ignoré que par liamére vieun.
Que tuni les bruits du monde à ceux qui sont aux cieux '.
Erinnc I — mes fureurs, hyènes, louves, panthéi (jui déchirez mou cceur en mes nuits solitnires,^ SoufOei l'orage impur au ciel de son printemps, El de honte frappez l'orgueil de ses vingt ans!
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