‹ Poésies complètes de Arsène HoussayeChapitre 87 sur 102 · LES SYRENES · texte numérisé non relu

LES SYRENES

Elles sonl toutes \â: Agœophone, Pisiaoé, Ligye, Holpo, Parthcnope ; les unes nées des baisers de la mer sur le rivage et des baisers du soleil sur la vague amoureuse ; les autres n^es des danses de Terpsichore sur le fleuve Achéloùs.

Les syrcnes soûl sorties de la mer en chantant, quand Vénus a secoué les perles de son sein, — son sein dons nu regard el à la bouche comme une pècbc des vei^rs de l'Olympe.

Elles sont là, <• |ierfi,les comme les ondes, « groupées sur une ile flottante el appelant à elles les" lointains passagers.

Celles qui, couronnées de perles et d'herbes marines,

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sont au soiumel du rocher, Jouant de la llûlc et de la cythoré, ce sont les Nymphet de l'Idéal, celles-là qui chontent les songes de la Poésie.

Elles Toudraient enlrainer les passngers dans les )Mys d'outre-mer, où l'Idéal pose ses pieds de feu et ses ailes de neige.

Leurs yeui bleus parlent du ciel, leurs cheveux blonds parlent du soleil.

Celles qui, couronnées de perlée et de pampre vert, sont renversées dans les herbes fleuries du rocher, ce sont les Chimère» de la Jevneite, qui enchaînent le monde dans leurs bras de neige el dans leurs chevelures ondoyantes.

Celles qui, couronnées de corail éclatant comme In braise, sont couchées sur l'eau, enivrées par la mer comme les bacchantes par la grappe foulée, ce sont les Voluptés, — charmantes et cruelles.

Celles-là ne chantent pas; mais les lluls anioure'ux ehantenl en les baisant d'une lévrc turicuso.

Il Nouï sommes les Acliéloïdes. Non loin du tronc d'or, nageant dans l'azur où l'Amour sourit el répand

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