‹ Poésies complètes de Arsène HoussayeChapitre 88 sur 102 · FRESQUES ET BAS-RELIEFS · texte numérisé non relu

FRESQUES ET BAS-RELIEFS

des roses, nous chanloas avec les vents et les vagues.

ir Nous écrivons nos hymnes sur la mer; mais les dieux jaloux efTaceut Uius les jours nos chansons.

n Passagers, qui voulez courir d'un monde à Vautre, arrêtei-vous dans noire palais : nous .versons, dans une coupe d'nrgenl, les chastes délices et les allières

Nous racontons toutes les joies mystérieuses de Vénus; car nous avons assisté au banquet des dieux : — les dieux qui s'égayent et qui content quand Hébé leur verse l'ambroisie.

« Nous enseignons la Paresse qui aime l'Amour, l'Orgueil qui veut escalader le ciel, toutes les Passions tendres et violentes.

ni

a Lachésis, fille de Jupiter, laisse pendre dans nos mains le fil de (a vie, ô voyageur! Viens i nous, et nous endormirons les douleurs sur notre sein plus doux que la plume.

Il Quand on nous a entendues, notre chant s'attache au oBur. Ulysse lui-même était pris par cette chaîne de roses.

(I Mais Ulysse, attaché au mât du vaisseau par des chaînes de fer, ne pouvait aceourir à nous. Ulysse fuyait Uchenienl devant les Passions. ».

POEMES ANTIQUES

Cependnnt le pflssnger vicnl, ébloui par In beaiilê, enivré par la chanson.

Il se précipile au sommel du rocher, à traverR les herbes, le; herbes fleuries qui lui déchirenl les pieds jusqu'au sang.

Il veut saisir les Ifymphet de l'Idéal, mais elles s'évanouissent dans la vague qui passe.

Il tombe dans les bras des Chimèrei de ta Jeuneste, qui le poussent tout meurtri dans les bras insatiables des Voluptéi, — les louves et les lionnes sombres tt rayonnantes.

Il croit sourire à la vie, mats la mort est là qui veille sur les folies de son cœur.

Les Sirènes, ce sont les Passions de la vie, — adorables, folles et cruelles ; — Le vrai sage les traverse sang se faire enchainer au mit du vaisseau ; — le poète ne les fuit pas comme le vieil Ulysse ; il se jette éperdûment dans leurs bras, il s'enivre de leurs chansons, il creuse sa tombe avec elles.

Car le poète dit que la sagesse est stérile, surtout quand elle se nomme Pénélope et qu'elle enfante Té-

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