FRESQUES ET BAS-RELIEF
a N'aimei pas, si vous voule» prcserrer vos ycus lies larmes qui brûlent comme la forge ilc Vulcain. Diane à l'Arc- d'argent me l'a dit en buvant les perles de mon sein glacial.
« n'aimez pas, si vous voulei reposer en paix dans In prairie omliragée en déliant toutes les vipères de la jalousie.
« N'aimes pas, Diane aux llèches d'or, souveraine - des forêts profondes, est phis belle que Vénuu, fille de Jupiter, le mailre des Dieui, et mère de Cnpidon aui flèches de feu. »
Kt quand la Source avait ainsi cliantè, les bergers du mont irfa se dispersaient tout en plaignant Mrera de n'avoir pas aimé; car clic était si belle, tes pieds dans la neige et la gorge ruisselante!
L'tDÉAL.
nié Jkirx POETES
J'ai pris une cythire à mon maitre Apollon.
Et j> chante Idén dans le sacré vallon.
Chutes Tierges des bois, nymphes inviolées.
Venez danser en chœur sous vos cheveux voilées.
Venez, ne craignez pis les regards provoquants Des dieux olympiens ou des lascifs bscchants.
Bacchus s'est endormi sur les pieds d'Ariane, Et seule pour vous voir, j'entends venir Diane
Idéa sur la mer nat^uit, sœur de Vénus, Un jour que Cynthîa secouait ses seins i:
La vague ta porta jusque sur te rivage.
Mais Idéa s'enluit dans la forêt sauvage.
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POEMES ANTIQUES
Ses pieds ne louchaient pas la terre ) elle volait DiDs le ciel azuré plus blanche que le lait.
Elle alla sur les monts que la neige couronne. Où Phébus ne voit pas de pamprée en automne.
Voilant son chaste sein d'un flottant arc-en-cie!. Des abeilles d'Hpnette elle suça le miel.
Imprimant son beau pied sur la neige éclilante. Dans l'air et le rayon elle vécut contente.
Le monde aime Idéa depuis quatre mille ans ; Elle rit des amours tendres ou violents.
Nul encor, chevauchant sur l'aigle ou sur la nue. N'a monté la montape, ô déesse inconnue I
Nul, hormis le poète amoureux ; — celuitlè Seul étreint sur son cœur ton sein qu'Iris voila.
L'HÉLÈNE Dl:: ZEUXIS.
Dans l'alelier de Zeuiis où la lumière orieDlale ruisselle comme la chevelure blonde de Gérés,
Sept jeunes Athéniennes entrent quand les fleures tressent leurs guirlandes de roses et de soucis sous le soleil couronné de feu.
Le peintre a dénoué leurs ceintures; le péplum tombe n leurs pieds comme le llut écumanl qui souleva Vénus.
Elles ne sont plus vêtues que de leurs chevelures flottantes et de la chasteté du peintre. Zeuiis prend sa palette pour chanter une h^mne à la Beauté : il va peindre Hélène.
La première femme que Jupiter
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l'OEMUS ANTIQUES. 257
connue un rêve de dieu olympien ; maU peu & peu les formes, û parfailes sous la main du Créateur, s'alti;rcnt en passant par la inain des hommes.
La Beauté d 'apparaît plus aui artistes que par fragments radieuK.
Pour peindre Hélène, Zeuxis choisit ies sept plus belles filles d'Athènes;
Car l'une avait la hanche savoureuse de Vénus; l'autre, la jambe frêle et souple de la Chasseresse ;
Celle-ci, la figure d'Ilébc; celle-là, la grAce des trois Grâces ;
La cinquième avait le col ïoluptueui-de l.éda, se détournant des baisers du cygne;
.La sixième avait le sein orgueilleux de Junon : o:i eût dit la neige empourprée par le soleil couchant ;
La septième avait la chaste beauté de Daphué,' qui a caché son (lanc de marbre dans un rameau vert.
Qui dira jamais les couleurs, la Irant^parcncc. \:.i veines d'azur de ce beau flanc virgiual'l
Mais celle-ci, quand le pcplum tomba à scii pied-,
. s'enfuit tout etfarée comme une colombe surprise à
son premier battement d'aile amoureux, ou comme In
vestale qui, près du trépied d'or, voit sou imagi'
rayonnante dans le miroir d'acier poli.
2S8 POEMES ANTIQUES
ZeuxU De courut pas après elle ; il se conlenla des six Athéniennes qui lui dévoilaienl leurs beaulés.
Mais quand Hélène fut peinte :
Elle est belle, dit raréopa|e; elle a toutes les beautés des ait jeunes Qlles qui se sont dévoilées à toi, ô ZeuxisI miis il lui manque la pudeur de la sep-
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