‹ Poésies complètes de Arsène HoussayeChapitre 96 sur 102 · FRESQUE ANTIQUE · texte numérisé non relu

FRESQUE ANTIQUE

Od voit déjà Dolter les Tapeum matinales.

L'aube a 'einl l'Orieiil de couleurs virginales ;

La déesse aux yeux Ëers est debout sur l'nute',

f orUQl le diadème à sou front immortel ;

On voit étinceler au gré du statuaire

Ln pierre sélénite au fond du sanctuaire,

Déjà le sacrifice inoude les bassins ;

Sous le voile d'isis, on entrevoit les seins

Fécondants de Junon dont le regard s'allume,

Ces chastes seins plus doux que la neige et la plume

Elle a le sceptre d'or surmonté d'un coucou ;

Un collier de grenade étincelle à son cou ;

Elle touche du pied la queue épanouie

Ihi paon, son cher oiseau doDl elle est éblouie.

Les époui. couronnés de myrihes, à pas lents Viennent s'agenouiller £u bord des marbres blancs,

D«-,..r)l>,GOOglC

FHRiiQUES ET BAS-RBLIEFS. 263 Effeuillant pour Junon le parot el la rose ; CepeDdaDt qu'à l'autel l'Hymen au front morose Allume les parfums el verse un vin pourpré.

Mais, que voit-on dans l'ombre, au fond du bois sacré, Où mollement Zéphfr se balance et murmure?

De beaiii groupes d'amants, voilés par la ramure. Vont chantant que Junon fut jalouse toujours; Que l'Hjmeii ne sait pas moissonner tous les jours : Qu'incessamment l'Amour couronne la plus belle, Et pour autel ne veut que le sein de Cybéle.

Page 1