FRESQUE ANTIQUE
Od voit déjà Dolter les Tapeum matinales.
L'aube a 'einl l'Orieiil de couleurs virginales ;
La déesse aux yeux Ëers est debout sur l'nute',
f orUQl le diadème à sou front immortel ;
On voit étinceler au gré du statuaire
Ln pierre sélénite au fond du sanctuaire,
Déjà le sacrifice inoude les bassins ;
Sous le voile d'isis, on entrevoit les seins
Fécondants de Junon dont le regard s'allume,
Ces chastes seins plus doux que la neige et la plume
Elle a le sceptre d'or surmonté d'un coucou ;
Un collier de grenade étincelle à son cou ;
Elle touche du pied la queue épanouie
Ihi paon, son cher oiseau doDl elle est éblouie.
Les époui. couronnés de myrihes, à pas lents Viennent s'agenouiller £u bord des marbres blancs,
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FHRiiQUES ET BAS-RBLIEFS. 263 Effeuillant pour Junon le parot el la rose ; CepeDdaDt qu'à l'autel l'Hymen au front morose Allume les parfums el verse un vin pourpré.
Mais, que voit-on dans l'ombre, au fond du bois sacré, Où mollement Zéphfr se balance et murmure?
De beaiii groupes d'amants, voilés par la ramure. Vont chantant que Junon fut jalouse toujours; Que l'Hjmeii ne sait pas moissonner tous les jours : Qu'incessamment l'Amour couronne la plus belle, Et pour autel ne veut que le sein de Cybéle.