FRESQUE BYZANTINE
Jésus s'habille en pauvre et demande l'aumône Au seuil d'un riche au cœur d'acier :
— Beau seigneur, qui vivei comme un roi sur son trôn< Donneï-iuoi quelque pain grossier.
— Avec votre besace, allez dans mon élalle;
La paresse ici n'entre pas.
— Donnez-moi seulement les miettes de In table.
Pendant que vos chiens sont !i-bas.
— MeschiensInesais-tupointqu'ilsm'apportCDldesliè' Des bécasses et des lapins?
Tu ne m'apportes rien , pas même les genièvres Qui vont chauffer mon four à pains,
Jésus-Glirisl s'en allait, quand il vit une femme Qui venait d'une ruche û miel.
Belle Dieu l'avait faite, el l'on voyait son flme Bans ses beaux yeu)t couleur du ciel.
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POEMES ANTIQUES. " 263
— Mon piiuvre homnie, vcnoi kohp mes noires solives,
Par In portR oi'i sjfllc le gcni ;
Je n'ai rien i|uc du miel, des rnîsiiis, des olives; Huis je donne toal ce que j'ai.
11 suivit celte femme et répandil sur elle L'anréole de sa splendeur;
Hayon de Paradis el de vie immorlelle !
Et celte femme avec candeur ;
— Mon pauvre homme, dit-elle, est-ce déjà la lune
Qui répand sur moi sa clarté ?
— C'est l'éclat d'une Femme. En connais sei- vous une
Qui se nomme la GnABiTÉ?
— Mon Dieu! je monte au ciel sans traverser la tomlic,
El j'ai la clef du Paradis.
— Et Id-bas ton voisin avec tout son or tombe
Dans l'enfer où sont les maudits.
Mais quand il aura soif, je prendrai le ciboire
Où mon amour est jaillissant;
Je mourrai sur la croix pqur lui donner à boire Jusqu^â mes larmes et mon sangl