‹ Poésies complètes de Arsène HoussayeChapitre 97 sur 102 · FRESQUE BYZANTINE · texte numérisé non relu

FRESQUE BYZANTINE

Jésus s'habille en pauvre et demande l'aumône Au seuil d'un riche au cœur d'acier :

— Beau seigneur, qui vivei comme un roi sur son trôn< Donneï-iuoi quelque pain grossier.

— Avec votre besace, allez dans mon élalle;

La paresse ici n'entre pas.

— Donnez-moi seulement les miettes de In table.

Pendant que vos chiens sont !i-bas.

— MeschiensInesais-tupointqu'ilsm'apportCDldesliè' Des bécasses et des lapins?

Tu ne m'apportes rien , pas même les genièvres Qui vont chauffer mon four à pains,

Jésus-Glirisl s'en allait, quand il vit une femme Qui venait d'une ruche û miel.

Belle Dieu l'avait faite, el l'on voyait son flme Bans ses beaux yeu)t couleur du ciel.

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POEMES ANTIQUES. " 263

— Mon piiuvre homnie, vcnoi kohp mes noires solives,

Par In portR oi'i sjfllc le gcni ;

Je n'ai rien i|uc du miel, des rnîsiiis, des olives; Huis je donne toal ce que j'ai.

11 suivit celte femme et répandil sur elle L'anréole de sa splendeur;

Hayon de Paradis el de vie immorlelle !

Et celte femme avec candeur ;

— Mon pauvre homme, dit-elle, est-ce déjà la lune

Qui répand sur moi sa clarté ?

— C'est l'éclat d'une Femme. En connais sei- vous une

Qui se nomme la GnABiTÉ?

— Mon Dieu! je monte au ciel sans traverser la tomlic,

El j'ai la clef du Paradis.

— Et Id-bas ton voisin avec tout son or tombe

Dans l'enfer où sont les maudits.

Mais quand il aura soif, je prendrai le ciboire

Où mon amour est jaillissant;

Je mourrai sur la croix pqur lui donner à boire Jusqu^â mes larmes et mon sangl

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