‹ Poésies complètes de Arsène HoussayeChapitre 98 sur 102 · LA HOLLANDE · texte numérisé non relu

LA HOLLANDE

J'ai tfaversé deux fois le pays de Rembrandt, Pays de mntelou — qui flotte ei qui nangue, — Où le fier Océan gémit cnotre la digue, Ol'i le Rhin dispersé o'est plus même un torreni.

La prairie est louffue et l'horizon est grand ; Le Créateur ici fut comme ailleurs (irodigue... — Le lointain uoifarnie i la fln nous fatigue, Mnis toujours ce pays m'attire et me surprenil.

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TABLEAUX ET CONTBASTES. 2ti Est-ce l'teuvre de Dieu que j'admire au passage ? Pourquoi me charme-t-il, ce morne paysage Où mugisscDl des bœiils ageuauillês daus l'eau?

Oh ! c'est que je revois la nature féconde

Où Rembrandt et Ruysdaèl ou t créé tout un monde;

A chaque pas ici je reuconire un tableau

Je retrouve là-bas le taureau qui rumioe

Dans le pré de Psul Potter, à l'ombre du moulin ;

— La Monde paysanne allant cueillir le lin.

Vers le gué de Bei^hem, les pieds nus, s'achemine.

Dans le bois de Huysdaël qu'un rayon illumine La belle chute d'eau ! — Le soleil au déclin Sourit i la taverne où chaque verre est plein,

— Taverne de Brauwer que l'ivresse enlumine.

Je vois A la lenétre un Gérard Dow nageant

Dans l'air; - plus loin Jordaens:— les florissantes filles!

Saluons ce Rembrandt si beau dans ses guenilles !

Oui, je te connaissais, Hollande au front d'ai^nl ;

Au Louvre est la prairie avec ta créature ;

Hais dans ces deux aspects où donc est la nature?

2tt8 , TABLEAUX KT COSTBASTES Le grand pcmlre csl un dieu qui lient le Tcii sacré Sous sa puissante main la nature respire ; iVe l'entendei-ïons pas, sa for^t qui soupire? Ne la senlez-vous pas, U fraîcheur de son pré?

Homme aux bords du canal, sous ce ciel empourpre. La vache aus larjçes Bancs parcourt bien son empire ! Dans cet intérieur comme Osindo s'însp.ire !

Gai tableau qui s'anime et qui parle à* son gré.

Pays doux et naïf dont mon Jme est ravie, Oui, tes enfants t'oot Tait une i^conde vie.

Leur souvenir Qeuril la roule où nous passons.

Oui, grdce à leurs chefsHl' œuvre, orgueil des galeries La poésie est là qui cli<inte en les prairies. Comnic un soleil d'été sourit à — " — ■

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