‹ Poésies complètes de Charles d'Orléans, revues sur les manuscrits avec préface, notes et glossaireChapitre 143 sur 272 · RONDEAU LXXVII · texte numérisé non relu

RONDEAU LXXVII

Quant i'ay ouy le tahourin Sonner, pour s'en aller au May, En mon lit n'en ay fait effray, Ne levé mon chief du coissin ;

En disant : il est trop matin, Ung peu je me rendormiray; Quant j'ay ouy le tabourin Sonner, pour s'en aler au May.

Jeunes gens partent leur butin, De Nonchaloir m'acointeray, A lui je m'abutinerav.

Trouvé I'ay plus prouchain voisin, Quant j'ay ouy le tabourin.

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