MATHILDE
c'était dans les beaux jours de l'ère des combats; C'était à cette époque où la gloiie était reine; Quand , sur les monts glacés , sous les brûlants climats , Planait notre Aigle souveraine.
Cent beautés des héros accueillaient le retour'.
La gloire.... c'était l'or, la vertu, la noblesse;
Les femmes ne voyaient, fières de leur amour.
Qu'un succès dans une faiblesse.
De cette cour brillante, en franchissant le seuil , La plus sage suivait un dangereux modèle -. Tendre, elle devenait coquette par orgueil , Et, par élégance, infidèle.
). Une Nouvelle intitulée Emile, publiée il y a plusieurs années, » fonrm le sujet de celle élégie.
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Né d'un de ces amours, liens sans avenir, Un enfant, en secret, s'éleva pour les armes. Chéri lie ses parents, qu'il ilevait trop punir De sa naissance, par ses larmes.
De soins mystérieux on savait l'entourer; Mais, triste et solitaire au sein de l'opulence. S'il demandait quel nom il devait implorer, On gardait un latal silence.
Parfois, dans sa retraite, un guerrier triomphant Venait guider d'un mot sa tendresse trompée, Et se plaisait à voir aux n)ains du faible enfanj Son panache et sa lourde épée.
Mais ces soins ont duré le temps de nos succès : Le vieux manteau de cour \int remplacer l'armure; L'héritier , de nos rois revit le sol Irançais, Et l'orgueil changea de parure.
La cour d'un chaste hymen imposait le lien ; Et le guerrier choisit une épouse chérie : En ce temps la vertu devenait un maintien ; La prière, une flatterie.
Son épouse était jeune et helle, et ses aïeux Remontaient au berceau (U; notre vieille histoire; Alors on repoussa bien loin de tous les yeux L'obsr-ui enlant des jours d(( gloire.