SURPRISE
Par qui donc celte fleur pent-clle èlrc arrosée: Ce n'est pas là. bien sTir. TelTet de la rosée, Rien n"est luimide autour de la même façon, Et cela ne vient pas non plus de la maison.
Tant malin (iu"oii se lève, on trouve ainsi la terre: Pénètre qui pourra cet étrange mystère.
En attendant voilà des pois qu'il faut rrimer. Quand ils seront fleuris, ils vont tout embaumer.
Si l'on croyait encoie aux toutes vieilles fables. Je dirais qu'une fée aux manières affables S'intéresse à mes fleurs et vient les raffermir La nuit, quand tout le monde est sensé bien dormir!
Car il s'en est trouvé, du moins on le raconte. Qui travaillaient ainsi cliaque nuit, pour le compte De quelque paysan qui restait stupéfait. En voyant an matin tout son ouvrage fait.
— Ah! vilain, c'était toi, je m'en suis bien doutée; Ne te cache plus. va. la ruse est éventée,
Je te vois à travers ces hraiiclinires Jroinblaiits... Mallioiireiix !... ne vas pas érras<r mes replaiils.
— Calheriiie. pour(|iioi m'apereevoir si vile? Et me poursuivre (|iian(i tu vois que je l'évite. Eli bien. oui. là... c'est moi (|u"il faut remercier Et qui me jellerais pour loi dans un brasier!
Ainsi Fritz exhalait devant sa Catherine L'amour impétueux (|ui g-onflait sa poitrine. Sans g-ène et sans détours, pendant (jue celle-ci Sentait, de son côté, le co-ur lui battre aussi!
— Vois donc lonime ces Heurs entre elles se sourient. Et comme d'ici là leurs nuances varient, El comme, en bourdonnant, cet innombrable essaim D'abeilles va puiser ses vivres dans leur sein.
— Des abeilles! des (leurs! (|ne m'importe, ma belle, A l'amour dont je meurs <jue ta b(»uche rebelle Sourie, et crois-le bien, comme je te le dis.
Tt)us les lieux deviendront pour moi des paradis!
Et là-dessus, voilà mon o^aillard (|ui l'embrasse! Pendant ([u'à l'horizon, que le vent débarrasse, Le soleil, tout charmé de pareils entreliens, iMontre sa grande face, en disant: — Tiens! tiens!
tiens!