FIN DES POESIES
P. i . Sur le portrait d'Etienne Pasquier , qui rCavoit point de mains. Ce portrait, fait à Troyes par le peintre Jean d'Hoey, en 1 583 , fit le sujet d'une foule de vers français, grecs, latins, etc., qui furent réunis sous ce titre : La Main, ou Œuvres poétiques faites sur la main d'Estienne Pasquier. Paris, 1584, in-4. C'est ce volume qui donna lieu au quatrain de Malherbe, composé en 1 585.
A Monsieur Perrache. Ce sonnet se trouve dans
les pièces liminaires d'un livre intitulé : Le Triomphe du Berlan, par le capitaine I. Perrache, Paris, i585, in-8, où il a été découvert par M. Edouard Fournier.
P. 2. Stances. Pièce composée avant le mois de juin i586, et adressée à une dame de Provence dont le nom n'est pas connu.
P. 3. Les Larmes de saint Pierre. Imitation du poëme de Luigi Tansillo, Le Lagrime di san Pietro, publiée dès l'année 1587.
P. 17. Epitaphe de Monsieur d'is. M. d'Ifs mourut vers 1589, ce qui donne approximativement la date de cette pièce. Malherbe avait réellement, à cette époque, trois sœurs, un frère, trois tantes, son père et sa mère. Il est bon de remarquer, pour son excuse, que c'était la mode autrefois de badiner avec la Camarde. Clément Marot a fait nombre d'épitaphes facétieuses, et beaucoup d'autres l'ont précédé ou suivi dans cette voie. Voy. le Recueil de Swertius, Epitaphia jocoseria, lat., gall.,ital., hisp., lusit., belg. Coloniae, 1623, in-8.
Pour Monsieur de Montpensier. Cette pièce
parut en i6o3 dans le Parnasse des plus excellents poètes de ce temps; mais elle avait été composée avant i5gg, puisque Catherine de Bouroon, sœur ae Henni V,
à qui elle est adressée, épousa le 3 1 janvier de cette année-là Henri de Lorraine, duc de Bar. Le duc de Montpensier, qui avait prétendu à sa main, était Henri de Bourbon, né le 12 mai i5j3, et qui mourut le 27 février 1608.
P. 19. Au roi Henri le Grand, sur la prise de Marseille. Marseille, tombée au pouvoir de la Ligue en i58g, avait été gouvernée depuis par Louis" d'Aix, viguier , et Charles Casault ou Casaux, premier consul, ^ui projetaient de la vendre aux Espagnols lorsqu'elle ut livrée aux troupes du Roi, commandées par le duc de Guise, dans la nuit du 16 au 17 février i5g6, par les frères Pierre et Barthélémy de Liburtat. Casaux fut tué. Son fils et Louis d'Aix réussirent à s'échapper.
P. 2 1 . Sur le même sujet. Cette pièce et la précédente durent être composées peu de temps après l'événement auquel elles se rapportent. Elles ne furent publiées qu'en i63o.
P. 22. Victoire delà Constance. Cette pièce parut d'abord en 1297 à Rouen, dans les Diverses Poésies françoises, in- 12.
P.' 2 5. Consolation à Caritée. Suivant Ménage , Caritée était la veuve d'un gentilhomme de Provence nommé Lévêque , seigneur de Saint- Etienne. Cette pièce parut pour la première fois, mais moins complète, en 1600, dans le tome il du Parnasse des plus excellents poètes de ce temps.4
P. 28. Dessein de quitter une dame. Pièce publiée en 1600, dans le même recueil que la précédente.
P. 29. Consolation à M. Du Périer. Dans cette pièce célèbre, Malherbe parle de la mort de ses deux premiers enfants, dont le second mourut à Caen le 23 juin 1-99. Il dut s'écouler quelque temps entre cette date et la composition des Stances à Du Périer, puisque Malherbe parle de la perte de ses enfants comme d'un malheur dont « il ne lui souvient plus. » François Du Périer, fils de Laurent Du Périer, avocat au Parlement de Provence, était un des beaux esprits du temps. Sa fille s'appelait Marguerite.
P. 32. A la Reine. Cette pièce porte sa date avec elle, 16 novembre 1600.
P. 40. Prosopopée d'Ostende. Pièce composée en 1604. Elle fut inspirée par une pièce de vers latins de Grotius.
Aux ombres de Damon. Suivant Ménage, cette
pièce fut composée en Provence, d'où Malherbe partit en août i6o5. Elle est restée inachevée.
P. 48. Paraphrase du Psaume vin. On suppose que cette pièce fut composée avant i6o5.
P. 45. Pour les Pairs de France, assaillants au combat de barrière. Ce combat à la barrière eut lieu le 25 février 160 5 .
P. 47. A Madame la princesse douairière Charlotte de la Trimouille. i6o5. Charlotte-Catherine de la Trémouille était veuve de Henri I de Bourbon, prince de Condé, mort en 1 588 .
P. 48. Prière pour le Roi allant en Limousin. Septembre i6o5.
P. 52. Sur l'attentat commis en la personne de Henri le Grand, le 19 décembre 160 5. L'auteur de cet attentat était un pauvre fou, nommé Jacques des Isles,de Senlis, où il avait été procureur. Il ne fit aucun mal au Roi. Les juges voulaient néanmoins l'envoyer au gibet; «mais, ditl'Estoile, le Roi ne le voulut jamais permettre, disant qu'il en faisoit conscience. »
P. 54. «La main de cet esprit farouche...» Jean Chatel.
P. 60. Aux Dames. Stances composées pour le carrousel des quatre Eléments, 10 février 1606.
P. 61. Au Roi, sur l'heureux succès du voyage de Sedan. 1606.
P. 68. Chanson. Pièce composée en 1606 par Mme de Bellegarde , Racan et Malherbe, à l'imitation d'une chanson espagnole dontle refrain était: Bienpuede ser, No puede ser.
P. 70. Stances. Pièce composée pour M. de Bellegarde, « au sujet d'une fille qui s'étoit imaginé que M. de Bellegarde l'aimoit. » Impriméeen 1607.
P. 72. Au Roi. Ainsi que le remarque M. Lud. Lalanne, ce sonnet et le suivant furent composés en 1607, entre le 16 avril, jour de la naissance du second fils du Roi, etle 18 juillet, date d'une lettre dans laquelle Malherbe parle de ces deux pièces. Le premier est irrégulier, les deux quatrains n'étant pas sur les mêmes rimes. Il y en a d'autres de ce genre dans Malherbe.
P. 78. Pour le premier ballet de Mgr le Dauphin. M. Ludovic Lalanne a reporté la date de ce sonnet vers le mois de mars de l'année 1608. On le croyait de 1610.
P. 74. A Monsieur le Grand Ecuyer. Roger de Saint- Lary, seigneur de Bellegarde, qui fut créé duc et pair en 1620. Cette pièce parut pour la première fois en 1609.
P. 82. A M. de Fleurance. Ce sonnet se trouve en tête de YArt d'embellir, par le sieur de Fleurance-Rivault. Paris, 1608, in-T2.
P. 86. Stances. Suivant Racan, cette pièce aurait été composée, comme les trois précédentes (p. 83-85), pour la vicomtesse d'Auchy; mais Mme la marquise de Rambouillet assurait à Ménage qu'elles avaient été faites pour Mme la comtesse de La Roche.
Charlotte Jouvenel des Ursins, femme d'Eustache de Conflans, vicomte d'Auchy ou d'Ochy, se mêlait de littérature et même de théologie, et s'était formé une petite cour de poètes et de savants. Lingendes , Malleville et d'autres lui ont adressé des vers. Malherbe l'a chantée sous le nom de Caliste. Elle n'eut pas que des admirateurs. Elle a son historiette dans Tallemant des Réaux, 1854, in-8, t. I, p. 325 et suiv.
P, 87. Sonnet. A la vicomtesse d'Auchy. Imprimé en
P. 90. Ménage dit avoir appris de Racan que ces stances furent faites pour la vicomtesse d'Auchy, mais qu'elles servirent à M. de Bellegarde pour la princesse de Conti. Elles furent imprimées en 1609.
P. 92. Sonnet. Composé à l'occasion d'un accès de goutte dont le Roi fut atteint, en 1609, selon Saint- Marc, ou peut-être en 1607, comme l'a fait observer M. L. Lalanne.
P. 93. Ballet de la Reine. Dansé le 3i janvier 1609.
P. 95. Ballet de Madame. Vers composés au mois de mars 1609. Madame Elisabeth, fille aînée de Henri IV, née en 1602, fut mariée, le 18 octobre )6i5, au fils aîné de Philippe III, qui fut plus tard roi d'Espagne sous le nom de Philippe IV.
P. 97. Pour Aie an dre. Cette pièce et les cinq qui suivent (p. 97-108) furent composées pour Henri IV (Aicandre), devenu, à cinquante-six ans, amoureux de Charlotte-Marguerite de Montmorency, dont il rompit l'union projetée avec Bassompierre, et qu'il maria, en mai 1609, à Henri de Bourbon, prince de Condé. Le prince, prenant au sérieux son rôle de mari, quitta Fontainebleau en juillet, fut contraint d'y revenir en septembre, et finit par se retirer à Bruxelles au mois de novembre. Sa femme le suivit dans ces divers voyages. Les écrits du temps sont pleins de détails sur cette malheureuse passion de Henri IV.
P. 107. Mais quoi ! ces lois dont la rigueur
Tiennent mes souhaits en langueur. . .
Il y a là un solécisme, que Ménage a corrigé en commençant le second vers par le mot Retient, au lieu de Tiennent.
P. 109. Pour Mlle de Conti. Marie de Bourbon, fille de Louise de Lorraine, princesse de Conti. Elle naquit le 8 mars 1610, et mourut le 20 du même mois.
P. 110. Pour Monsieur le Dauphin. Vers 1610. Les sœurs du Dauphin, dont il est question dans cette pièce, furent au nombre de trois : Elisabeth, dont j'ai déjà parlé; Christine,, qui fut mariée à Victor-Amédée, duc de Savoie, et Henriette, qui épousa Charles Ier, roi d'Angleterre.
Plainte sur une absence. Suivant Ménage ,
Malherbe composa cette pièce en Bourgogne et pour lui-même. Elle est antérieure à la mort de Henri IV.
P. 114. Vers funèbres. Henri IV fut assassiné le 14 mai 16 10. Mais Malherbe ne termina cette pièce que longtemps après.
P. 116. A la Reine. Pièce composée après le 2 septembre 16 10, puisqu'il y est question de la prise de Juliers, et avant le 23 décembre de la même année, date d'une lettre dans laquelle Malherbe en parle à Peiresc. Elle valut à son auteur une pension de i5oo livres.
P. 123. A Monsieur du Maine. Entête du Recueil des vers lugubres et spirituels de Louis de Chabans, sr du Maine. Paris, i6n,in-8.
A la Reine. Stances composées probablement
en ï6ii, au moment où l'on commençait à parler des mariages d'Espagne.
P. 125. Les Sibylles, sur la fête des alliances de France et d'Espagne. Ces fêtes furent célébrées au mois d'avril 16 12. On en publia la relation la même année, sous ce titre : Le camp de la place Royale, in-4. Les pièces de Malherbe, qui avaient été mises en musique par Boesset, n'y portent pas de nom d'auteur.
P. 1 3 1 . Pour Monsieur de La Ceppède. En tête des Théorèmes sur le sacré Mystère de notre Rédemption. Toulouse, 161 3, in-4.
Pour la Pucelle d'Orléans. Cette pièce et la suivante furent publiées dans le Recueil de diverses inscriptions proposées pour remplir les tables d'attente étant sous les statues du roi Charles Vil et de la pucelle d'Orléans. Paris, 161 3, in-4.
P. 102. Paraphrase du Psaume cxxvm. Composée durant la première guerre des Princes, qui fut terminée le i5 mai 1614 par le traité de Sainte-Menehould.
P. i3 3. Pour la Reine. Pièce inachevée, composée sur le même sujet que la précédente, ainsi que les trois fragments qui suivent, p. 140-142.
P. 142. Chanson. Publiée en i6i5 dans les Airs de cour, imprimés par P. Ballard. Suivant Ménage, elle fut composée pour la vicomtesse d'Auchy.
P. 144. Pour une fontaine . Pour la fontaine de l'hôtel de Rambouillet, suivant Ménage. Cette pièce parut en 1 6 1 5 dani les Délices de la Poésie françoise.
Chanson. Publiée en i6i5.
P. 146. Récit d'un berger au ballet de Madame . Ce ballet fut dansé le rg mars 16 1 5 , au moment où Louis XIII se disposait à partir pour Bordeaux, avec sa sœur Elisabeth et sa mère, pour les mariages d'Espagne.
P. 148. Pour un ballet de Madame. Le même que celui auquel se rapporte la pièce précédente.
P. 149. Sur le mariage du Roi et de la Reine. Célébré le 2,5 octobre 161 o.
P. i5 1 . Pour mettre au devant du livre du sieur de Lortigues. Ce livre a pour titre : Les Poèmes divers du sieur de Lortigues, Provençal. Au Roi. Paris, 1617, in-12.
P. 1 5 3 . Sur une image de sainte Catherine. Cette épigramme parut en 1620 dans les Délices de la Poésie françoise, ainsi que les quatre pièces qui viennent ensuite', p. 1 53-i 56.
Epigramme. Imitée de Martial.
P. 1 56. Chanson. Composée sur un air donné.
P. i5y . A Monsieur De Pré. Le Portrait de l'Eloquence françoise, par J. Du Pré, in-8, fut achevé d'imprimer le 25 novembre 1620.
P. 1 58 . Sur le portrait de Cassandre. Vers mis au bas d'un portrait de Cassandre, gravé par Mellan, tome I des Œuvres de Ronsard, édition de 1020.
Vers pour l'entrée de Louis XIII à Aix. Cette
pièce et la suivante ont été réunies pour la première fois aux Œuvres de Malherbe par M. Ludovic Lalanne, qui les a trouvées dans les Discours sur les arcs triomphaux dressés en la ville d'Aix à l'heureuse arrivée de Louis XIII, en 1622, par J. de Chastueil Gallaup. Aix, 1624, in-fol.
P. 1 5g. Pour Monseigneur le comte de Soissons . Ces stances, composées pour Louis de Bourbon, comte de
Soissons, alors qu'il recherchait en mariage Henriette de France, qui devint reine d'Angleterre en 1625, furent publiées en 1624 dans les Airs de cour.
P. 16 r. A Rabel, peintre, sur un livre de fleurs. Saint-Marc , croyant que ce sonnet se rapportait au peintre Jean Rabel, mort en 1608, l'avait placé sous cette date. Mais M. Ludovic Lalanne a trouvé au cabinet des Estampes de la Bibliothèque impériale un magnifique volume contenant cent planches de fleurs et d'insectes, peintes sur vélin, intitulé Fleurs peintes par Rabel en 1624. Sur un des feuillets du commencement se trouve lasignature autographe : Daniel Rabel f. 1624. Les vers de Malherbe se trouvent au commencement du volume.
P. 162. A Monseigneur frère du Roi. Gaston, duc d'Orléans, frère de Louis XIII, était né en 1608, et n'avait pas vingt ans, à beaucoup près sans doute, lorsque ce sonnet fut composé. Publiée d'abord en feuille volante, cette pièce fut insérée en 1627 dans le Recueil des plus beaux vers de MM. de Malherbe, Racan, etc.
Au Roi. Ce sonnet valut à Malherbe un don de
5oo écus. Il annonce cette bonne nouvelle à son cousin M. de Bouillon-Malherbe, dans une lettre du 28 février
P. 1 63 . A Monseigneur le cardinal de Richelieu. Ce sonnet fut probablement composé en 1624, au moment où Richelieu entra au conseil du Roi.
P. 164. Au Roi. Composé avant 1624, suivant les renseignements fourris par Racan à Ménage.
P. i65. Pour le marquis de la Vieuville- Charles, marquis de la Vieuville, n mmé surintendant des finances en IÔ23, n'exerça ces fonctions que pendant un an, ce qui donne la date approximative de cette pièce.
Fragment. Ces vers, composés pour Mme de
Rambouillet, au plus tard en 1626, se trouvent dans une lettre de Malherbe insérée dans le Recueil de Lettres nouvelles publié en 1627 par Faret.
P. 166. Fpigr anime. Cette épigramme et la suivante (p. 166) se trouvent en tête de la Somme théologique du P. Garasse, publiée en 1625. Elles ont été réunies pour la première fois aux Poési--s de Malherbe par M. Lud. Lalanne.
P. 167. Consolation à Monsieur le premier Président Veuf en 1626 de Charlotte Du Gué, le premier président Nicolas de Verdun se remaria bientôt avec
Charlotte de Fondebon, veuve de M. de Barbeziers de Chémeraut. Il mourut lui-même le 17 mars 1627. On assure qu'il était déjà marié en secondes noces lorsque Malherbe termina ces vers sur la mort de sa première femme.
P. 170. Four Monseigneur le cardinal de Richelieu. Sonnet composé vers la fin de 1626.
P. 171. Paraphrase du Psaume cxt.v. Publiée en 1627 dans le Recueil des plus beaux vers de, MM. de Malherbe, Racan, etc.
P. 172. Pour un gentilhomme de ses amis. Pièce publiée en 1627, dans le même Recueil que la précédente. On ignore le nom du gentilhomme centenaire.
Sur la mort de son fils. Laurent-Marc-Antoine
de Malherbe, fils unique du poète, fut d'abord un enfant prodige, puis un fieffé mauvais sujet et un bretteur achevé. Condamné à mort en 1624, à la suite d'un de ses duels, dans lequel il avait tué son adversaire, il fut sauvé par les démarches de son père, qui remua ciel et terre pour le tirer de ce mauvais pas. Il en fut quitte pour quinze cents livres de dommages-intérêts. Ses lettres de grâce étaient entérinées depuis cinq mois, lorsqu'il fut tué lui-même dans une querelle, le 1 3 juillet 1627. Malherbe cria à l'assassinat, traita les meurtriers de juifs, et les poursuivit ardemment. Mais les meurtriers suivirent l'exemple de Malherbe : d'abord condamnés à mort, ils plaidèrent, gagnèrent du temps, et finirent par en être quittes à leur tour pour quelques centaines de livres. M. Ludovic Lalanne a donné sur ces duels et les procès qui les suivirent des renseignements nouveaux, très-complets et très-curieux.
P. 173. Pour le Roi allant châtier la rébellion des Rochelois et chasser les Anglois. Fin de 1627.
P. 179. Fragment. Tiré d'une lettre de Malherbe à Louis XIII. Malherbe mourut le 16 octobre 1628, et La Rochelle ne fut prise que le 29 du même mois.
A Monsieur de La Garde, au sujet de son Histoire sainte. On ignore si cette Histoire sainte fut imprimée. L'auteur était un gentilhomme provençal de la maison de, Villeneuve.
P. i83 . A Monsieur de La Morelle. Ce sonnet, qu'on trouve en tête de Philine, ou V Amour contraire, par le sieur de La Morelle , Paris, 1630, in-8, a été réuni pour la première fois aux Œuvres de Malherbe par M. Lud. Lalanne.
P. 185-196. Pièces dont la date est incertaine. Toutes ces pièces furent imprimées pour la première fois dans l'édition des Œuvres de Malherbe de i63o.
P. iS5. Chanson. Suivant Ménage, cette chanson et la suivante furent faites pour M. de Bellegarde, qui était amoureux d'Anne d'Autriche.
P. 188. Pourlaguérison de Chrysanthe . Chrysanthe est le nom donné, dans la pièce qui précède (p, 186), à Anne d'Autriche.
P. 189. A Monsieur Colletet. Guillaume Colletet, de l'Académie française, qui mourut en 1659.
P. 196. Epigramme. Ecrite en tête de Y album de Madame des Loges. Voy. Tallemant des Réaux, Historiettes, édition citée, t. III, p. 378.
P. 197. Fragment. Contre les mignonsde Henri III. Publié pour la première fois dans l'édition de i63o.
P. 198. A Monseigneur le cardinal de Richelieu. Malherbe tenait de Racan que ces fragments avaient été composés plus de trente ans avant que Richelieu fût cardinal; que le poëte se contenta de changer les quatre premiers vers pour les présenter au grand homme d'Etat, et que celui-ci, qui les connaissait déjà, les accueillit peu favorablement, ce qui fut cause que Malherbe les laissa de côté. Ils furent imprimés pour la. première fois en i63o.
Fragment . Probablement une strophe supprimée de Y Ode sur la prise de Marseille, p. 19.
P. 199. Fin d'une Ode pour le Roi. Vraisemblablement de l'Ode sur le voyage de Sedan, p. 61 .
P. 200. Fragment d'une' Ode d'Horace. Publié pour la première fois par M. Lud. Lalanne, ainsi que le fragment qui suit, p. 200.
Malherbe. 14
GLOSSAIRE-INDEX
Absinthe, 158. Cette plante s'appelait aussi aluine, d'où les pamphlétaires du temps prirent occasion de donner le nom à" Absinthe au connétable de Luynes.
Achille. 31, 37, 78. P. 193, Malherbe dit qu'Achille soupira neuf ans dans le fond d'une barque. Ainsi que l'a remarqué M. L. Lalanne, il y a là beaucoup d'exagération ; neuf mois seraient déjà trop.
Accouplement, mariage. 78.
Accoutumance, habitude. 14.
Afrique, 37, 53, 155.
Aigle (P), symbole de l'empire d'Allemagne. 118.
Aix. 25, 32, 158, 206.
Aix (Louis d'). 202.
Alcandre, Henri IV. 97, 99, 100, 101, 103, 104, 108,
Alcide, Hercule. 31, 132.
— (( Un Alcide fils d' Alcide.)) P. 20, le duc de Guise, Charles de Lorraine.
Alcippe, nom donné à un courtisan , peut-être à Malherbe lui-même. 116.
Alcmène {le fils <T). Hercule. 18.
Alger. 198.
A r heure, alors. 3.
Allemagne. 117.
Alpes (les). 46, 76.
Amphion. 159, 178.
Anaure, fleuve de Thessalie, 136.
Ancre ( maréchal <T). 151.
Voy. Pan.
Anglois (les). 124, 173, 208.
Anne d'Autriche. 148, 149, 150, 2c6, 209.
Apelle. 161.
Apollon. 38, 74, 121, 175.
Arcadie. 146.
Archémore. 30. Surnom d'Opheltès, fils de Lycurgue, roi de Nemée.
Arne , l'Arno, fleuve qui passe à Florence, patrie de Marie de Médicis. jj, 126.
Aroues. 107.
Arracher, exhaler. (( Lui fait encore un coup une plainte arracher. )) 13.
Artémise. 25, 41.
Asie. 119.
Assaut, assaille. 4.
GLOSSAIRE- INDEX
Assemblement , mariage. 148.
Assurer, rassurer. 56.
Assyrie. 14.
Atrée. 54.
Atride (le jeune), Ménélas.
Atterrer, terrasser. 65.
Auchy (la 'vicomtesse cC). 83, 88, 204, 206. Voy. Caliste.
Au deçà, au-dessous. 135,
Autrui (P), ce qui est a autrui, jj.
Avancer (ne rien), n'obtenir aucun résultat. 132 .
Avenu, fait. (( Au moins si les regrets de ma faute avenue. )) 15.
Avienne, advienne. 43.
Bailler, donner. 141, 154,
Bander, liguer. 133.
Bar duc de). 202.
Barberousse. 39.
Barbeziers de Chemeraut.
Bas, à bas. (( Il est bas, le parricide. )) 20.
Bassompierre. 204.
Bellegarde (M. de). 1, 81, 203, 204, 209.
Bellegarde (madame de).
Bellone, déesse delà guerre.
Berlan, brelan. 2.
BlSERTE. I99.