‹ Poésies complètes de ParnyChapitre 28 sur 106 · TABLEAU I · texte numérisé non relu

TABLEAU I

Aux bergers la naissante aurore Annonçait l'heure des travaux ; Mais Myrtis sommeillait encore ; Un songe agitait son repos..

ll se croit aux champs de Cythère ; Vénus, en habit de bergère,

À ses yeux apparaît soudain :

Elle balance dans sa main

De myrte une branche légère ; Surpris, il fléchit les genoux,

Et contemple cette immortelle,

Que Pâris jugea la plus belle,

Et dont les bienfaits sont si doux.

Longtemps il l'admire, et sa bouche Pour l’implorer en vain s’ouvrait; Du myrthe heureux Vénus le touche, Sourit ensuite et disparaît.

224 LES DÉGUISEMENTS

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