‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 10 sur 224 · AUX REPRÉSENTANTS DE L'ÉGOSSE DANS LA CHAMBRE DES COMMUNES · texte numérisé non relu

AUX REPRÉSENTANTS DE L'ÉGOSSE DANS LA CHAMBRE DES COMMUNES

Cette pièce fut écrite avant l'acte relatif aux distilleries écossaises de la session de 1786; acte dontrEkK>sse et l'autei^r çypriment la plus vive reconnaissance.

La plus chère des distillations i la dernière est la meilleure * — — Ck>minent es-tu perdue 1 —

Parodie de Millon.

Vous lords irlandais , vous chevaliers et squires Qui représentez nos bourgs et comtés , Et faites sagement nos affaires

Au parlement , A vous les prières d'un simple poète

S'adressent humblement.

Hélas 1 ma muse enrouée a la voix rauque I Cela percerait de chagrin l'àme de Vos Honneurs De la voir assise sur son c-1

Par terre dans la poussière , Et criant des vers prosaïques ,

Gomme si elle allait crever !

Dites à ceux qui ont la direction principale ,

Que , l'Ecosse et moi , nous sommes dans une grande affliction

Depuis qu'on a mis cette maudite restriction

Sur l'eau-de-vie ; Opérez sur eux une forte conviction

Et excitez leur pitié.

Avancez-vous, et dites à ce jeune premier ministre *, Honnêtement, ouvertement, la vérité toute nue; Dites-lui la soif de l'Ecosse et de moi ,

Ses humbles serviteurs :

Que le grand diable vous emporte au midi ,

Si vous dissimulez rien !

Quelque grand prend-il un air revêche et sombre , Parlez , et ne vous mordez pas les pouces î

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