‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 11 sur 224 · Pitt. {N. d. trnd · texte numérisé non relu

Pitt. {N. d. trnd

Que les places et les pensions s'enfoncent ou surnagent

Avec oeux qui les accordent :

Si elles ne peuvent pas venir honnêtement,

Il vaut bien mieux n'en point avoir.

Vous n'étiez pas lents à recueillir les votes ;

Maintenant surveillez d'aussi près votre aifaire ;

Ne vous grattez pas l'oreille , et ne vous agitez pas le dos j

Et ne toussez pas ^ et n'hésitez pas ; Mais levez le bras , et racontez la chose

Devant eux tous.

Peignez l'Ecosse pleurant sur son chardon;

Son pot d'une pinte anglaise aussi vide qu'un gosier ;

Et les damnés employés de l'accise, tous erapretsés

A saisir un alambic j Et l'écrasant en triomphe comme une moule

Ou un lépas.

Puis de l'autre côté représentez-la ,

Un gredin.de contrebandier droit derrière elle,

Et côte à côte un vigneron à large face ,

Se liguant ensemble ^ Et volant sa poche , aussi nue que l'hiver^

De tout son argent.

Est-il quelqu'un portant le nom d'Ecossais

Qui ne sente le sang de son cœur se soulever bouillant ,

A voir le pot de sa pauvre vieille mère

Ainsi mis en pièces , Et elle dépouillée de son dernier sou

Par des gueux à pendre l

Hélas ! je ne suis qu'un être sans nom ,

Foulé aux pieds dans la boue et hors de vue l

Mais si je pouvais me battre comme les Montgomery,

Ou parler comme Boswell , 11 est des cols de chemises que je voudrais tirer proprement ,

Et des bas que je voudrais bien attacher.

Dieu bénisse Vos Honneurs ; pouvez'vous la voir Pleurer, la bonne vieille joyeuse matrone , Et ne pas vous mettre avec chaleur sur pied ,

Et les forcer de vous entendre , Et leur dire avec le feu d'un patriote

Que vous ne le souffrirez pas ?

Plusieurs de vous conhaissent bien les lois ^ Savent arrondir une période , et s'aiTÔter, Et avec phraae sur phrase de rhétorique

1i 1»0ÉSIES DE BUaXS.

Faiie des harangues ; Faites donc retentir dans les murs de Saint-Stepheti Les griefs de la vieille Ecosse.

Bcmpster, un Ecossais vrai bleu , je le garantis ; Toi , qui détestes les serments , chaste Kilkerran * , Et ce baron des hautes terres , à la langue bien pendue ,

Le laird deGraham>, Et un autre , un gaillard qui est un damné vieux malin,

Dundas de son nom ;

Erskine , un jeune gars du nord , plein de feu ; Les francs Campbell , Frédéric et Ilay , Et Livingstone, le hardi sir Willie,

Et bien d'autres Que Démosthènes et Gicéron

Pourraient avouer pour frères ;

Levez-yous , mes enfants I Déployez votre ardeur, Pour faire rendre son écuelle à la vieille Ecosse ; Ou, ma foil je parie le curoir neuf de ma charrue,

Qu'avant peu vous verrez Qu'elle vous apprendra, avec un petit couteau fumant,

Une autre chanson.

Ces temps-ci elle a été de mauvaise humeur,

La perte de sa milice lui a allumé le sang;

(Que le diable ne les laisse plus jamais prospérer,

Ceux qui lui ont joué ce tour 1 ) Et à présent elle parait devoir devenir tout à fait folie

Au sujet de son whisky.

Et, Seigneur! si une fois on l'y pousse, Elle retroussera sa jupe de tartan , Et , poignard et pistolet à la ceinture ,

Elle courra les rues , Et plongera son petit couteau jusqu'à la poignée

Dans le premier qu'elle rencontrera 1

Pour l'amour de Dieu, messieurs I parlez-lui donc avec douceur, Et caressez-la légèrement , et pas à contre-poil ; Et rendez-vous à la grand'chambre

En toute hâte , Et efforcez-vous , avec tout votre esprit et tout votre savoir,

D'y porter remède.

Cette mauvaise langue, ce frondeur de Charles Fox Pourra vous poursuivre de ses brocards et de ses railleries ;

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