‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 102 sur 224 · MA BELLE MARY · texte numérisé non relu

MA BELLE MARY

Va me chercher une pinte de vin

Et verse-la dans une tasse d'argent , Que je puisse boire avant de partir

A la santé de ma belte 6Uette.

Le bateau se balance à la jotée dé Leith ,

Le vent souffle à grand bruit du bàc »

Le vaisseau est à Tancre près de Berwick*Law»

Et je dois quitter ma belle Mary.

Le» trompettes sonnent, les banhières vDl«nt,

Les lances étincelantes s'aligomt toutM prélM ; Les cris de guerre s'entendent au loin ^

La mêlée s'engage épaisse et sanglante \ Mais ce ne sont pas les rugissements de la mer ou du rivage

Qui me feraient désirer de rester plus long-temps ; . Ni les cris de guerre qu'on entend au loin , ^

C'est de te quitter, ma belle Mary.

LKS JONCS VBRDISaBNT.

FRAGMENT

Les joncs verdissent j oh I

Les jonc» verdissent, oh 1 Les plus douces heures que j'aie jamais iMsMfs

L'ont été parmi les filles, oh l

H n'y a que souci de tous côtés ,

' Dans chaque heure qui passe ) oh 1 Que signifie la vie de l'homme , N était les filles, oh!

Les joncs, eUi.

Les^ gens du monde peuvent ponr^baseer la richesse , Et la richesse ))eiit toujonrs to» fmti oh l

U8 K)ÊSIES DE BURNf^.

£t , quoique à la fin ils l'attrapent y Leurs cœurs ne peuvent janmis en jouir, oh !

Les joncs, etc.

Vais donnez-moi une heure propice, le soir, Mes bras autour de ma chérie , oh !

Et les soins du monde, et les gens du monde Peuvent aller sens dessus dessous , oh !

Les joncs, etc.

Pour vous, gens prudents qui ricanez de ceci, Vous n'êtes que des Anes privés de sens , oh l

L'homme le plus sage que le monder ait jamais vu Aimait passionnément les filles, oh 1 Les joncs, etc.

La vieille Nature regarde les chères belles Comme son plus noble ouvrage, oh !

Elle essaya sur l'homme sa main novice , Et puis elle fit les filles, ohl Les joncs , etc.

Si j'avais un antre sur quelque rive lointaine et sauvage,

Où les vents hurlent au rugissement des vagues qui se brisent ,

Je voudrais y pleurer mes malheurs ,

T chercher le repos que j'ai perdu,

Jusqu'à ce que mes yeux se fermassent de chagrin Pour ne plus se réveiller.

La plus fausse des femmes, peux-tu déclarer

Tous tes serments passionnés — aussi légers que l'air ?

Vole vers ton nouvel amant,

Ris de ton parjure ,

Puis cherche dans ton sein Quelle paix «xiste 1

Page 1