MA BELLE MARY
Va me chercher une pinte de vin
Et verse-la dans une tasse d'argent , Que je puisse boire avant de partir
A la santé de ma belte 6Uette.
Le bateau se balance à la jotée dé Leith ,
Le vent souffle à grand bruit du bàc »
Le vaisseau est à Tancre près de Berwick*Law»
Et je dois quitter ma belle Mary.
Le» trompettes sonnent, les banhières vDl«nt,
Les lances étincelantes s'aligomt toutM prélM ; Les cris de guerre s'entendent au loin ^
La mêlée s'engage épaisse et sanglante \ Mais ce ne sont pas les rugissements de la mer ou du rivage
Qui me feraient désirer de rester plus long-temps ; . Ni les cris de guerre qu'on entend au loin , ^
C'est de te quitter, ma belle Mary.
LKS JONCS VBRDISaBNT.
FRAGMENT
Les joncs verdissent j oh I
Les jonc» verdissent, oh 1 Les plus douces heures que j'aie jamais iMsMfs
L'ont été parmi les filles, oh l
H n'y a que souci de tous côtés ,
' Dans chaque heure qui passe ) oh 1 Que signifie la vie de l'homme , N était les filles, oh!
Les joncs, eUi.
Les^ gens du monde peuvent ponr^baseer la richesse , Et la richesse ))eiit toujonrs to» fmti oh l
U8 K)ÊSIES DE BURNf^.
£t , quoique à la fin ils l'attrapent y Leurs cœurs ne peuvent janmis en jouir, oh !
Les joncs, etc.
Vais donnez-moi une heure propice, le soir, Mes bras autour de ma chérie , oh !
Et les soins du monde, et les gens du monde Peuvent aller sens dessus dessous , oh !
Les joncs, etc.
Pour vous, gens prudents qui ricanez de ceci, Vous n'êtes que des Anes privés de sens , oh l
L'homme le plus sage que le monder ait jamais vu Aimait passionnément les filles, oh 1 Les joncs, etc.
La vieille Nature regarde les chères belles Comme son plus noble ouvrage, oh !
Elle essaya sur l'homme sa main novice , Et puis elle fit les filles, ohl Les joncs , etc.
Si j'avais un antre sur quelque rive lointaine et sauvage,
Où les vents hurlent au rugissement des vagues qui se brisent ,
Je voudrais y pleurer mes malheurs ,
T chercher le repos que j'ai perdu,
Jusqu'à ce que mes yeux se fermassent de chagrin Pour ne plus se réveiller.
La plus fausse des femmes, peux-tu déclarer
Tous tes serments passionnés — aussi légers que l'air ?
Vole vers ton nouvel amant,
Ris de ton parjure ,
Puis cherche dans ton sein Quelle paix «xiste 1