POST-SCRIPTUM
Que les esclaves à demi affamés dans de plus chauds climats Voient les vins futurs croître en riches grappes ; La vieille Ecosse n'envie pas leur lot ; Mais , joyeuse et sémillante ,
1> Une digne vieille hôtesse de Tanteur dans Mauchline , chez qui il étadie quelquefois la politique devant un verre de bonne vieille boisson écossaise.
14 POÉSIES DE BURM8.
Elle regarde ses enlants nés libres , et belliqueux , Boire leur whisky.
Qu'importe qu'aux rayons plus chauds de leur Phœbus,
Les parfums s'exhalent et la beauté charme ,
Quand les malheureux inondent de leurs essaims aflfkmés
Les bois odoriférants , Ou , pourchassés , déshonorent les aitees
En troupeaux faméliques?
Leur fusil est Un fardeau pour leur épaule;
Ils ne peuvent souffrir l'odeur de la poudre,
Leur pensée la plus hardie est une envie combattue
De rester et de se sauver, Jusqu'à ce qu'un coup parte — et les voilà bien loin , tous pélë*
De sauver leur peau. [mêle; tâchant]
Mais amenez un Ecossais de sa montagne, Appliquez-lui un verre de sa boisson dans la joue , Dites que telle est la volonté du roi George ,
Et que voilà les ennemis :
11 ne pense plus à rien qu'à «D tuer
Deux d'un coup.
• Aucun doute glacial , aucune défaillance de coeur ne le tourq^nte; La mort vient, il la voit d'un œil intrépide; D'une main sanglante il lui donne la bienvenue ;
* Et, lorsqu'il tombe, Son dernier soupir t'exhale En faibles hourras.
Les sages peuvent fermer leurs yeux solennels , Et élever un brouillard philosophique , Et chercher des causes physiques
Dans le climat et la saison ; Mais dites-moi le nom du whisky en grec ,
Je vous dirai la raison.
Ecosse , ma vieille mère respectée !
Quoique parfois vous humectiez votre cuir
Jusqu'à ce que sur la récolte de bruyère où vous êtes assise
Vous perdiez votre eau , ( La lilierté et le whisky marchent ensemble l )
Prenez votre goutte 1