‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 136 sur 224 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

O Philly, heureux soit ce jour Où, rôdant dans les tas de foin, Mon jeune cœur me fut dérobé j Et par tes charmes, ma Philly !

ELLE

Willy, toujours je bénis le bois Où je te fis Taveu de mon premier amour Tandis que tu promettais aux puissances d'en haut D'être mon cher Willy.

LUI

Comme les chantres de l'année nouvelle Sont chaque jour plus doux à entendre , Ainsi chaque jour plus chère pour moi Et plus charmante est ma Philly.

ELLE

Comme sur l'églantier la rose naissante Embaume toujours plus suave et s'épanouit plus belle , Ainsi dans mon tendre sein croît L'amour que je porte à mon Willy.

LUI

Le soleil plus doux et le ciel plus bleu Qui couroiment de joie. les soins de ma moisson , Ne furent jamais si bien venus de mes yeux Que Test la vue de ma Philly.

ELLE

L'aile folâtre de la petite hirondelle , Quoique amenant le printemps fleuri , Ne m'apporte jamais d'aussi bonnes nouvelles Que la rencontre de mon Willy.

in.

L'abeiUe qui , aox iKores de soknJ , Boit le oectar dans la fleor eotroorcrte ' Est peu de chose confiarée à ma Tohipté Sur les lërres de ma Pbilly.

KLLK.

Le cbèvrefeaille soos rhamide rosée, Quand les ombres da soir s'asscmbkBt en silemre N'est pas si parfumé ni si doux ^

Que lest un baiser de Willy.

Que la roue de h fortune coure an hasard , Et que les sots perdent, et qœ ka fripons' gasient - Mes pensées se résument toutes en oœ " " ' Et c'est ma chère Philty.

ELLE

Que sont toutes les joies que For peut donner ! Je ne me soucie pas plus de h richesse que d'une mouche Celui que j'aime est celui qu'il n» f^ut, '

Et c'est mon cher WiUy .

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