‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 137 sur 224 · CUL · texte numérisé non relu

CUL

froide pauvreté et amour inquiet,

Tous détruisez ma paix à Toqs deux ; Pourtant je pourrais tout pardonner i la pauvreté,

Si ce n'était pour ma Jeanie.

Oh I pourquoi le sort a-t-il tant de plaîair

A dénouer Im heas les pbit chers de h viet Ou pourquoi une fleur aussi charmant» que l'amour

Dépend-elle de l'éclat de In fortune?

Quand je pense à la richesse de ce monde, A son orgueil, et tout œ qui s'ensuit :

Honte, honte à l'hMMn» stopide et lèche, D'en être l'esclave 1 Ohl pourquoi, etc.

Son œil d'un si beau bleu révèle De quel retour elle paye ma passion;

Mais prudence est son refrain peipétuel, aie parle rang et lishion.

OhT pourquoi, etc.

Oh 1 qui peut penser à la prudence ,

Ayant une telle fille près de soi !

Ob I qui peut penser à la prudewre

Étant amoureux comme je le suis!

Ohl pourquoi, etc.

Heureux le sort de Thumble pay«an l

Il fait la cour à sa simple bien-aim$e ; Ces sots lutins , la richesse et le rang ,

Ne peuvent jamais les effrayer.

Oh I pourquoi le sort a-t-il tant de plaisir

A dénouer les liens les plus cher* de la vie? Ou pourquoi une fleur aussi charmante que Tamour

Dépend-elle de l'éclat de la fortune?

Ohl le souflQe desséchant de la fortune en courroux

A jeté à bas ma HebUle, oh \ Ohl le souffle desséchant de la fortune en courroux

A jeté à bas ma feuille , oh 1

Ma tige était belle, mon bouton était vert, Ma fleur s'épanouissait charmante, ohl

La rosée tombait fraîche , le soleil se levait doux , Et faisait croître mes branches, oh!

Mais les aquilons orageux de la mauvaise ibrtuite Ont jeté à bas toutes mes fleurs , oh 1

Mais tet aquilous orageux de la mauvaise fortune Ont jeté à bas toutes mes fleurs , oh !

LA BELLE LËSLET.

Oh 1 avez-vous vu la belle Lesley Quand elle a passé la fkrontiëre?

Elle est aUée^ comme Alexandre, Etendre ses conquêtes plus loin.

iâ2 POÉSIES DE BUBMg.

La voir, c'est Taimer,

Et n^aimer qu'elle pour jamais.

Car la Nature Ta faite ce qu'elle est,

Et n'a jamais fait sa pareille !

Tu es une reine , belle Lesley,

Tu vois tes sujets devant toi , Tu es divine, belle Lesley,

Les cœurs des hommes t'adorent.

Le Diable ne pourrait te nuire

Ou à rien de ce qui t'appartiendrait;

11 regarderait ta jolie figure.

Et dirait : « Je ne puis pas te faire de mal. »

Les puissances d'en haut te garderont.

L'infortune ne te persécutera jamais ; Tu es comme elles si aimable, Qu'elle ne laisseront jamais le mal approcher de toi.

Reviens, belle Lesley,

Reviens en Galédonie I Que nous puissions nous vanter d'avoir une fille

Qui n'a pas sa pareille en beauté.

AVEZ-yOUS vu MA PHELY?

Quasi dieal PhillU.

Ohl avez-vous vu ma chérie, ma Phely?

Ohl avez-vous vu ma chérie, ma Phely?

Elle est descendue dans le bois, elle est avec un nouvel amant, Elle ne viendra pas trouver son Willy.

Que dit-elle, ma très-chère, ma Phely?

Que dit-elle, ma très-chère, ma Phely?

Elle te fait savoir qu'elle t'a oublié, Et qu'elle te renie à jamais pour son Willy.

Oh 1 que ne t'ai-je jamais vue , ma Phely I Oh 1 que ne t'ai-je jamais vue, ma Phely!

Aussi légère que le vent, et aussi fausse que tu es belle. Tu as brisé le cœur de ton Willy.

POÉâlES DE BURNS. 933

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