‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 139 sur 224 · LE CHIEN DE PAPA QUE J'AI LAI · texte numérisé non relu

LE CHIEN DE PAPA QUE J'AI LAI

Oh 1 qui m'achètera mes braies d'enfant?

Qui fera attention à moi quand je crierai ?

Qui me baisera quand je serai couché ?

Le chien de papa que j'ai là ! —

Qui avouera qu'il a fait la faute?

Qui m'achètera ma drèche fermentée?

Qui m'apprendra à la nommer?

Le chien de papa que j^ai là I —

Quand je monterai sur la chaise basse , Qui s'asseoira là à côté de moi ?

Donnez-moi Rob, je n'en detnande pas d'autre; Le chien de papa que j'ai là 1 —

Qui causera avec moi quand je serai seul ?

Qui me rendra tout joyeux ?

Qui me baisera et me rebaisera?

Le chien de papa que j'ai là 1 —

Ohl sifflez ; et je viendrai à vous, mon garçon; Oh I sifflez , et je viendrai à vous , mon garçon ; Quand père et mère et tous en devraient enrager, Oh ! sifflez , et je viendrai à vous , moh garçon*

Mais faites bien attention quand vous venei me faire la cour. Et ne venez que si la porte de derrière est entr' ouverte; Alors montez par-dessus la barrière, et que personne ne vous voie, Et venez comme si vous ne veniez pas pour moi. Et venez , etc.

Ohl sifflez, etc.

A l'église ou au marché toutes les fois que vous me rencontrerez, Passez comme si vous ne vous souciiez pas plus de moi que d'une Mais lancez-moi une œillade de votre bel œil noir. [mouche;] Cependant regardez comme si vous ne me regardiez pas. (Cependant regardez , etc.

Oh 1 sifflez , etc.

Jurez et protestez toujours que vous ne vous souciez pas de ttioi, Et parfois vous pouvez déprécier un peu ma beauté ; Mais ne faites pas la cour à unf^ autre, quand ce serait par plai- De peur qu'elle ne me dérobe votre affection. [santehe,]

De peur, etc.

Ohl sifflez, etc.

Ohl Willie brassa un picotin ele drèehe^

£t Rob et Allan vinrent le voir ; Trois cœurs plus gais, cette longue nuit,

Ne se trouvaient pas dans la chrétienté.

Nous ne sommes point ivres, nous ne sommes poittt ivres.

Simplement une petite goutte dans l'œil ; Le coq peut chanter, le jour peut paraître.

Toujours' nous dégusterons le jus de Torge.

Nous sommes ici trois joyeux garçons ,

Trois joyeux garçons nous somoie^, je pense,

£t nous avons été joyeux bie» des nuits.

Et nous espérons l'être beaucoup d'autres.

Nous ne somm^ point ivre» , ete.

C'est la lune, je leoottuiis m oonie.

Qui luit si haut dans le ciel :

Elle ne jette tant d'éclat que pour nous attirer au logis;

Mais, par ma foil elle attendra un peu.

Nous ne sommes point ivres, etc.

Le premier «jui se lèvera pour partir

Est un gueux de poltron i de cocu I Celui qui tombera le dernier de 5^ chaise

Est le roi entre nous trois l

Nous ne sommes point ivres , etc.

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