‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 140 sur 224 · J'AIME MA JEANNE · texte numérisé non relu

J'AIME MA JEANNE

Entre tous les points d'où le vent souffle,

Je préfère beaucoup l'ouest ; Car là demeure la jolie fille,

La fille que j'aime le mieux : Là croissent des bois sauvages, et roulent des rivièreà,

M plus d une montagne est entre nous ; Mais jour et nuit le vol de ma pensée

Me ramène auprès de ma Jeanne.

Je la vois dans les fleurs couvertes de rosée

Je la vois belle et suave ; '

Je l'entends dans les oiseaux mélodieux

Je l'entends charmer l'air :

Il n'est pas une jolie fleur qui pousse

Près d'une source, dans un bois ou un pré- 11 n est pas un bel oiseau qui chante • '

Qui ne me rappelle ma Jeamie.

Ohl ouvre la porte, montre quelque pitié,

Oh! ouvre-moi la porte, ohl Quoique ta aies été fausse, je serai toujours vrai

Oh I ouvre-moi la porte, oh I

Froid est le vent sur une joue pâle ,.

Mais plus froid ton amour pour moi , oh 1 La gelée qui glace la vie dans mon cœur,

N'est rien près des douleurs qufe tu me causes, oh l

La lune blême se couche derrière la vague blanche.

Et le temps disparaît pour moi , oh !

Faux amis, fausse amante, adieu 1 car désormais

Je ne tourmenterai plus eux ni toi , oh I

Elle a ouvert la porte, elle l'a ouverte toute grande;

Elle voit son pâle cadavre sur la plaine, oh l Mon tendre amour 1 s'écrie-t-elle, et elle tombe à côté de lui

Pour ne plus se relever, oh 1

POÉSIES DE BURNS. V'tTb R ^ «

or THE

UNIVERSiTY y

Page 1