J'AIME MA JEANNE
Entre tous les points d'où le vent souffle,
Je préfère beaucoup l'ouest ; Car là demeure la jolie fille,
La fille que j'aime le mieux : Là croissent des bois sauvages, et roulent des rivièreà,
M plus d une montagne est entre nous ; Mais jour et nuit le vol de ma pensée
Me ramène auprès de ma Jeanne.
Je la vois dans les fleurs couvertes de rosée
Je la vois belle et suave ; '
Je l'entends dans les oiseaux mélodieux
Je l'entends charmer l'air :
Il n'est pas une jolie fleur qui pousse
Près d'une source, dans un bois ou un pré- 11 n est pas un bel oiseau qui chante • '
Qui ne me rappelle ma Jeamie.
Ohl ouvre la porte, montre quelque pitié,
Oh! ouvre-moi la porte, ohl Quoique ta aies été fausse, je serai toujours vrai
Oh I ouvre-moi la porte, oh I
Froid est le vent sur une joue pâle ,.
Mais plus froid ton amour pour moi , oh 1 La gelée qui glace la vie dans mon cœur,
N'est rien près des douleurs qufe tu me causes, oh l
La lune blême se couche derrière la vague blanche.
Et le temps disparaît pour moi , oh !
Faux amis, fausse amante, adieu 1 car désormais
Je ne tourmenterai plus eux ni toi , oh I
Elle a ouvert la porte, elle l'a ouverte toute grande;
Elle voit son pâle cadavre sur la plaine, oh l Mon tendre amour 1 s'écrie-t-elle, et elle tombe à côté de lui
Pour ne plus se relever, oh 1
POÉSIES DE BURNS. V'tTb R ^ «
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