Le diable. (JV. d irad
XYl.
Bien à propos arrive un antidote
Ck)ntre cette médecine empoisonnée ; Car Peebles, revenu de la ribote d'eau,
Monte la tribune sainte :
Voyez , il a eu recours à la parole de Dieu ,
Et l'a examinée avec une fausse humilité , Tandis que le Sens commun a repris son chemin
Bien loin, et ver» Cowgate * , Vite, vite, ce jour-là.
Le petit Miller, ensuite , relève la garde ,
Et radote orthodoxie , Quoique dans son cœur il n'y croie guère,
Et la regarde comme des fables de vieilles femmes. Mais, ma foi I le compère veut un presbytère :
Aussi il les fredonne adroitement, Quoique son esprit et son bon sens charnel
A moitié chemin le subjuguent Parfois ce jour-là.
Alors jusques au fond- le cabaret se remplit
De commentateurs de gobelets d'ale :
Ici Ton crie pour avoir des pftiDB et des roquilles ^
Et là résonne la pinte ; Tandis que fort et ferme, brayamment et longuement,
Avec la logiqu« et avec l'Ecriture, Ils font un tapage qui, finalement,
Parait devoir engendrer une rupture A force de colère ce jour-là.
Vive la boisson 1 elle nous donne plus
Que l'école ou le collège :
Elle allume l'esprit, elle réveille l'instruction,
Elle nous emplit de savoir.
Que ce soit roquille de whisky, ou petite bière ,
Ou tout autre breuvage plus fort.
Elle ne manque jamais , si nous buvons sec ,
D'exciter noà idées
De nuit ou de jour.