‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 15 sur 224 · Le diable. (JV. d irad · texte numérisé non relu

Le diable. (JV. d irad

XYl.

Bien à propos arrive un antidote

Ck)ntre cette médecine empoisonnée ; Car Peebles, revenu de la ribote d'eau,

Monte la tribune sainte :

Voyez , il a eu recours à la parole de Dieu ,

Et l'a examinée avec une fausse humilité , Tandis que le Sens commun a repris son chemin

Bien loin, et ver» Cowgate * , Vite, vite, ce jour-là.

Le petit Miller, ensuite , relève la garde ,

Et radote orthodoxie , Quoique dans son cœur il n'y croie guère,

Et la regarde comme des fables de vieilles femmes. Mais, ma foi I le compère veut un presbytère :

Aussi il les fredonne adroitement, Quoique son esprit et son bon sens charnel

A moitié chemin le subjuguent Parfois ce jour-là.

Alors jusques au fond- le cabaret se remplit

De commentateurs de gobelets d'ale :

Ici Ton crie pour avoir des pftiDB et des roquilles ^

Et là résonne la pinte ; Tandis que fort et ferme, brayamment et longuement,

Avec la logiqu« et avec l'Ecriture, Ils font un tapage qui, finalement,

Parait devoir engendrer une rupture A force de colère ce jour-là.

Vive la boisson 1 elle nous donne plus

Que l'école ou le collège :

Elle allume l'esprit, elle réveille l'instruction,

Elle nous emplit de savoir.

Que ce soit roquille de whisky, ou petite bière ,

Ou tout autre breuvage plus fort.

Elle ne manque jamais , si nous buvons sec ,

D'exciter noà idées

De nuit ou de jour.

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