‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 16 sur 224 · Rue qui fait face à la chaire en pleia tmI dt Manchliiie · texte numérisé non relu

Rue qui fait face à la chaire en pleia tmI dt Manchliiie

%ù POÉSIES DE BURNS.

Garçons et filles , joyeusement occupés

A soigner leur àme et leur corps, Sont assis, bien contents, autour de la table,

Et font circuler le toddi.

Sur l'habit de celui-ci et sur la mine de celui-là

Ils font des observations ; Tandis que d'autres se tiennent serrés dans les coins ,

Et conviennent d'une heure

Pour se rencontrer quelque] jur.

Mais voici la trompette même du Seigneur qui retentit

Jusqu'à ce que les montagnes en mugissent, Et les échos en renvoient les acclamations :

Le noir Russel n'épargne rien :

Ses mots , perçants comme des épées de montagnards ^

Traversent les os et la moelle ; Son récit de l'enfer, où les diables habitent ,

Déchire nos âmes

De frayeur ce jour-là.

Un vaste abtme sans fond , sans limites ,

Tout plein de soufre ardent , Dont la flamme courroucée et la chaleur dévorante

Fondraient la plus dure pierre à aiguiser 1 Ceux qui sont à moitié endormis se lèvent avec effroi

Et croient l'entendre rugir, Quand bientôt ils s'aperçoivent

Que c'était un voisin qui ronflait, Endormi ce jour-là.

XXIIÏ.

Il serait par trop long de raconter

Toutes les histoires qui circulaient , Et comme ils s'attroupaient autour de l'aie

Quand on les renvoya tous; Gomment la boisson circulait en tasses et en pots

Parmi les formes et les bancs; Et comment le pain et le fromage sur les genoux des femmes

Etaient distribués par miches Et gros morceaux ce jour-là.

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