Rue qui fait face à la chaire en pleia tmI dt Manchliiie
%ù POÉSIES DE BURNS.
Garçons et filles , joyeusement occupés
A soigner leur àme et leur corps, Sont assis, bien contents, autour de la table,
Et font circuler le toddi.
Sur l'habit de celui-ci et sur la mine de celui-là
Ils font des observations ; Tandis que d'autres se tiennent serrés dans les coins ,
Et conviennent d'une heure
Pour se rencontrer quelque] jur.
Mais voici la trompette même du Seigneur qui retentit
Jusqu'à ce que les montagnes en mugissent, Et les échos en renvoient les acclamations :
Le noir Russel n'épargne rien :
Ses mots , perçants comme des épées de montagnards ^
Traversent les os et la moelle ; Son récit de l'enfer, où les diables habitent ,
Déchire nos âmes
De frayeur ce jour-là.
Un vaste abtme sans fond , sans limites ,
Tout plein de soufre ardent , Dont la flamme courroucée et la chaleur dévorante
Fondraient la plus dure pierre à aiguiser 1 Ceux qui sont à moitié endormis se lèvent avec effroi
Et croient l'entendre rugir, Quand bientôt ils s'aperçoivent
Que c'était un voisin qui ronflait, Endormi ce jour-là.
XXIIÏ.
Il serait par trop long de raconter
Toutes les histoires qui circulaient , Et comme ils s'attroupaient autour de l'aie
Quand on les renvoya tous; Gomment la boisson circulait en tasses et en pots
Parmi les formes et les bancs; Et comment le pain et le fromage sur les genoux des femmes
Etaient distribués par miches Et gros morceaux ce jour-là.