‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 153 sur 224 · LE VIEUX ROÔ MORRIS · texte numérisé non relu

LE VIEUX ROÔ MORRIS

Il y a le vieux Rob Morris qui habite dans le vallon là-bas , C'est le roi des bons gat*çons et l'élite des vieillards ; Il a de l'or dans ses boffres, il a des boeufs et des vaches, Et une jolie fille, sa chérie et la mienne.

Elle est fraîche comme le plus be^u matin de mai , Elle est suave comme le soir parmi les foins nouveaux ; Aussi gaie et aussi ingénue que l'agneau sur la prairie, Et chère à mon cœur comme la lumière à mon œil.

Mais, héjas 1 c'est une héritière, le vieux Robin est un laird, Et mon papa n'a rien qu'une chaumière et une cour ; Un prétendant tel que moi ne peut pas espérer de réussir, Je dois cacher les blessures qui seront bientôt ma mort.

Le jour m'arrive, mais ne m'apporte aucune joie ;

La nuit m'arrive, mais mon repos est parti :

J'erre tout seul comme, la nuit, une ombre troublée,

Et je soupire comme si mon cœur alldit éclater dans mon sein.

Oh 1 si seulement elle eût été d'un rang plus humble. J'aurais pu alors espérer qu'elle m'aui*ait souri I Oh I comme mon bonheur alors eût été impossible à décrire, [ment I ] De môme que maintenant nulle parole ne peut exprimer mon égare-

GXLVII.

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