‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 158 sur 224 · DEBOUT LE MATIN DE BONNE HEURE · texte numérisé non relu

DEBOUT LE MATIN DE BONNE HEURE

Le chœur de celle-ci est vieux » les deux stances sont d« noi

BURNSi

Être debout le matin n'est pas de mon goût ,

Debout le matin de bonne heure ; Quand tous les monts sont couverts de neige ,

Pour sûr, c'est Thiver tout de bon.

Le vent souffle froid de Test à l'ouest ,

La neige fouette cruellement ; J'entends l'ouragan mugir d'une voix si perçant»»

Pour sûr, c'est l'hiver tout de bon.

Les oiseaux se tiennent frissonnants dans l'épine.

Tout le jour ils vivent bien maigrement ; Et longue est la nuit du soir au matin ,

Pour sûr, c'est l'hiver tout de bon.

Debout le matin ^ etc.

Triste est mon caur, et la larme est dans mon œil ; Depuis long-temps, long-temps, la joie m'est étrangère : Délaissée, sans amis, je porte mon fardeau , Et la douce voix de la pitié ne retentit jamais à mon oreille.

Amour, tu as des plaisirs, et j'ai aimé profondément; Amour, tu as des chagrins, et je l'ai éprouvé cruellement : Mais ce cœur brisé qui maintenant saigne dans mon sein , Je puis le sentir à ses battements, sera bientôt en repos.

Ohl si j'étais où j'ai été heureuse,

Là-bas près de cette onde et de ce beau château vert !

Car c'est là qu'il est errant et rêvant à moi ,

Celui qui sécherait bientôt la larme dans l'œil de sa Phillis.

«68 POÉSîES DE BURNS.

Oui est à la porte de mon bosquet?

Eh 1 quel autre que Findlay 1 Eh bien, passez votre chemin, vous ne devez pas être ici l

Si fait, je le dois, dit Findlay.

D'où vient que vous êtes comme un voleur ?

Oh î venez voir, dit Findlay.

Avant le matin vous ferez quelque mauvais coup.

Vraiment oui 1 dit Findlay.

Si je me lève et vous laisse entrer;

Laissez-moi entrer, dit Findlay.

Vous me tiendrez éveillée avec votre tapage.

Vraiment oui î dit Findlay.

Dans mon bosquet si vous restez ;

Laissez-moi rester, dit Findlay.

Je crains que vous n'y demeuriez jusqu'au point du jour.

Vraiment oui l dit Findlay.

Si vous restez ici cette nuit;

Je resterai, dit Findlay.

J'ai peur que vous n'en appreniez le chemin.

Vraiment oui ! dit Findlay.

Ce qui pourra se passer dans ce bosquet —

Laissez-le se passer, dit Findlay.

Vous devez le cacher jusqu'à votre dernière heure ;

Vraiment oui l dit Findlay.

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