‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 17 sur 224 · XXIV · texte numérisé non relu

XXIV

Survient une joviale et babillarde commère.

Et elle s'assied auprès du feu ; Puis elle tire son fromage et son couteau :

Les filles sont plus réservées.

Les vieillards tourmentent de tous côtés

Pour faire dire le bénédicité , Jusqu'à ce que quelqu'un mette bas sa toque,

Et le leur donne comme une corde à vache , Très-long ce jour-là.

Malheur à celui qui ne trouve aucune fille ,

Ou que des filles qui n'ont rien 1 Il n'a guère occasion de dire les grâces

Ou de tacher son bel habit l O femmes mariées , songez combien autrefois vous-mêmes

Vous aviez besoin des beaux garçons ; Et ne permettez pas que , pour une croûte de fromage ,

Les filles aient un aiffront En un tel jour l

Voici que le sonneur de cloches à sa corde bruyante

Commence à se pendre et à carillonner; Les uns regagnent bruyamment leur logis, du mieux qu'ils peuvent ;

Les autres attendent le soir.

Aux portes les jeunes gens s'arrêtent un peu y

Jusqu'à ce que les filles aient ôté leurs souliers : Avec la foi et l'espérance, avec l'amour et la boisson,

Ils sont tous fameusement en train De causer ce jour-là.

Combien de cœurs de pécheurs et de filles

Ce jour convertit l Leurs cœurs de pierre sont devenus , avant la nuit ,

Aussi tendres que la chair peut l'être.

Il y en a qui sont pleins d'amour divin ;

Il y en a qui sont pleins d'eau-de-vie ; Et mainte affaire commencée ce jour-là ^

Pourra finir en fornication Quelque autre jour.

n P0ÉSIK6 DE BURNS.

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