‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 169 sur 224 · A MARY DANS LE CIEL · texte numérisé non relu

A MARY DANS LE CIEL

Etoile retardataire, au rayon affaibli ,

Qui aimes à saluer l'aube matinale^ De nouveau tu annonces le jour

Où ma Mary fut arrachée de mon âme.

Mary 1 chère ombre disparue I

Où est ta place de bienheureux repos?

Vois-tu ton amant étendu sur la terre?

Entends-tu les soupirs qui déchirent sa poitrine?

PUis-je oublier cette heure sacrée?

Puis-je oublier le bois sanctifié Où nous nous rencontrâmes près de l'Ayr sinueux ,

Pour vivre une journée d'amour périssable ?

L'éternité n'effacera pas

Ces chers souvenirs des transports passéà , Ton image à notre dernier embrasseknent;

Ahl nous ne pensions guère que c'était le dernier !

L'Ayr murmurant baisait les Cailloux de sa rive, Ombragé de bois sauvages, à l'épaisse verdure;

Le bouleau odorant et la pâle aubépine

S'entrelaçaient amoureusement autour de cette scène ravissante.

Les fleurs poussaient lascives poUr être foulées , Les oiseaux chantaient l'amour sur chaque branche,

Jusqu'à ce que trop tôt le couchant en feu Proclamât la fuite du jour ailé.

Toujours ces souvenirs veillent dans ma pensée , Qui les couve tendrement av«c un soin avare ;

Le temps ne fait que rendre leur impression plus profonde , Gonmie les ruisseaux creusent plus profondément leur lit.

Ma Mary, chère ombre disparue t Où est ta place de bienheureux repos?

"Vois-tu ton amant étendu sur la terre?

Entends*tu les soupirs qui déchirent sa poitrine?

VERS

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