‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 44 sur 224 · L'HIVER · texte numérisé non relu

L'HIVER

L'Occident brumeux étend sa maligne influence , Et souffle la grêle et la pluie ;

^ï POÈi^lES DE BURKS.

Ou le Nord orageux envoie et pousse en avant

La neige et le grésil qui aveugle ; Tandis que roulant brun y le ruisseau descend

Et mugit dans sa chute ; Et que l'oiseau et la béte reposent dans leur gtte ,

Et Y passent la morne journée.

« Que le vent qui balaye tout , et le ciel ténébreux , * »

Le triste jour d'hiver, Soient craints des autres ; moi , ils me sont plus chers

Que tout l'orgueil de Mai.

Le hurlement de la tempête flatte mon âme y

Il semble s'accorder avec mes chagrins; Les flHE>res sans feuilles plaisent à mon imagination ,

Leur destinée ressemble à la mienne l

toi y Pouvoir Suprême , dont mes malheurs

Remplissent les vues puissantes , Je m'appuie fermement sur ceci : ce doit être pour le mieux ,

Puisque c'est ta volonté !

Je ne te demande donc qu'une chose (oh! daigne exaucer

Cette seule requête que je te fais ! ) Puisque tu me refuses de jouir,

Aide-moi à me résigner.

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