‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 6 sur 224 · LUATH · texte numérisé non relu

LUATH

Oh ! mon ami ! mes chers messieurs ! est-ce par cette porte Que passent tant de si beaux domaines ?

Quoi 1 nous nous exténuons , nous nous harassons , Pour que leur avoir s'en aille par cette voie en définitive ?

Oh '. s'ils voulaient rester loin des cours, Et se plaire aux amusements de la campagne , Tout le monde s'en trouverait mieux , Le seigneur, le tenancier et le paysan 1 Quant à ces bons vivants francs coureurs , Du diable s'ils ont de mauvais cœurs !

Excepté lorsqu'on leur casse leurs vieux arbres , Ou qu'on parle légèrement de leur maîtresse , Ou qu'on leur tue un lièvre ou un coq de marais , Ils ne font jamais de mal aux pauvres gens.

Mais voulez-vous me dire, maître César, N'est-ce pas , la vie des grands est une vie de plaisir? Ni le froid ni la faim n'ont d'action sur eux , Ils n'ont pas à les craindre même en idée?

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