‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 62 sur 224 · EN LUI* ENVOYANT PLUSIEURS POÈMES · texte numérisé non relu

EN LUI* ENVOYANT PLUSIEURS POÈMES

O Rankine , esprit vif, âpre et rude ,

Le roi des farceurs et des buveurs I

Il y a bien des âmes dévotes qui pensent '

Que vos rêves * et vos tours *

Vous enverront, ainsi que Cora, faire le plongeon

Droit chez le vieux Nick.

1. Il avait eu un rêve coT.iquc qui faisait alors du bruit dans le pays.

Mi POESIES DE BURNS.

Vous tenez tant de .bavardages et de propos 1 Et dans vos coupables déclamations d'ivrogne ^ Vous faites le diable avec les saints

Et vous les soûlez ; Et alors leurs faiblesses , défauts et imperfections

8e Voient en plein.

L'Hypocrisie, de grâce épargnez-la !

Cette sainte robe , oh ! ne la déchirez pas I

Epargnez-la pour l'amour de ceux qui la portent souvettt,

Les gens en noir !

Mais votre maudit esprit, lorsqu'il s'en approche,

La leur arraché du dos.

Songez, méchant pécheur, que ce que vou« tnâltnAitee, C'est précisément la robe bleue, insigne et vêtement Des saints ; prenez cela , vous ne leur laissez rien

Qui les distingue De tout païen irrégénéré

Tel que vous ou moi.

Je vous envoie ici un paquet de vers , Tout ce dont j'étais convenu, et davantage; Ainsi, quand vous aurez une heure de disponible.

Je m'attends Que, cette chanson*, vous me l'enverrez avec grand soin ,

Et sans négligence.

Quoique, ma foi I j'aie peu de cœur à chanter 1 Ma muse n'est guère en état de déployer son aile î Je me suis joué moi-même un beau réel

Et j'ai dansé tout mon soûl !

J'aurais mieux fait d'aller servir le roi

A Bunker's Hill.

Un soir dernièrement , étant en train , J'allai rôder avec mon fusil.

Et j'abattis une perdrix,

Une belle femelle ; Et comme le crépuscule avait commencé ,

Je crus que personne ne le saurait.

La pauvre petite béte était légèrement blessée :

J'avais tiré dessus plutôt par plaisanterie,

Ne pensant pas «qu'ils me tourmenteraient pour cela ;

Mais, du diable !

Quelqu'un va conter au tribunal du braconnage

Toute l'aifaire.

h II en avait promis une à l'auteur.

Certaines vieilles mains expérimentées avaient pris note Que telle perdrix avai^ été tirée ; Je fus soupçonné du délit :

Je dédaignai de mentir; De sorte que l'on me donna la monnaie de ma pièce ,

Et que je payai l'amende.

Mais, par mon fusil, le roi des fusils, Et par ma poudre et mon plomb , Et par ma perdrix et par sa queue ,

J'en fais vœu et serment, Le gibier paiera sur la bruyère et dans la vallée

Pour ceci , l'an prochain !

Aussitôt qu'arrivera l'époque de la cpuyée

Et que les petits poussins commenceront h crier,

Seigneur Dieu ! je me donnerai le plaisir de la chasse

Pour ma guinée d'or :

Quand pour cela je devrais garder les vaches des culottes de peau,

En Virginie.

En vérité, ils avaient grand sujet de blâme !

Il n'y avait de brisé ni pied ni aile ,

Mais deux à trois grains de plomb vers le ventre

A peine dans les plumes ; Et a la fois réclamer un george jaune

Et m'assommer de leur bavardage !

J'en suis encore aussi fou qu'un lièvre ,

Ainsi je ne saurais plus rimer ni écrire ;

Mais je puis de nouveau en faire pour deux sous ,

Quand l'occasion sera propice.

En attendant je suis , avec respect , monsieur,

Votre très-obéissant.

Page 1