‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 79 sur 224 · LA MORT DE JOHN MAC LEOD, ESQ · texte numérisé non relu

LA MORT DE JOHN MAC LEOD, ESQ

FRÈRB d'une JBUNB PRRSONNR , AMIE PARTICULIÈRE DE l' AUTEUR.

Triste est ton récit, page futile,

Et déplorable ton alarme :

La mort arrache un frère bien aimé

Des bras d'Isabella.

Agréablement parée de la rosée en perles,

La rose du matin peut s'épanouir ; Mais à midi une série de froids c^ups de vent

Peut jeter ses beautés à terre.

Sur le matin d'Isabella

Le soleil souriait propice ; Mais, long-temps avant midi, des nuages successifs

Trompèrent ses espérances successives.

Le destin rompt souvent les cordes du sein

Que la nature avait le mieux garni :

Ainsi était formé le cœur d'Isabiélla,

Et ainsi ce cœur fut brisé.

Le terrible Tout-Puissant, seul,

Peut guérir la blessure qu'il a faite ; Peut diriger les yeux pleins jusqu'au bord et usés par la douleur

Vers les scènes au delà du tombeau.

laO POESIES DE BURNS.

Là les fleurs de la rerUi s'épanouiront y

Et ne craindront plus aucun soaflle desséchant ;

Là le mérite saiiS tache d'isabella Sera heureux enfin.

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