‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 96 sur 224 · IMITATION D'UNE VIEILLE CHANSON JACOBITE · texte numérisé non relu

IMITATION D'UNE VIEILLE CHANSON JACOBITE

Près des murs du château , là-bas , à la fin du jour, J'entendis un homme chanter, quoique sa tête fût grise; Et, comme il chantait , ses larmes tombaient rapides -« 11 n'y aura jamais de paix jusqu'à ce que Jamie rentre chez tùi.

L'Eglise est en ruines, l'Etat est en proie aux discordes^ Aux fourberies , oppressions et guerres meurtrières ; Nous n'osons pas te dire , mais nous savons qui est à blâmer — Il n'y aura jamais de paix jusqu'à ce que Jamié rentre chef lui.

Mes sept beaux enfants pour Jamie ont tiré l'épléë,

Et maintenant je pleure autour de lei^ lits verts dans le cimetière i

Gela a brisé le tendre eeeur de ma idèlé yieiiîe dame —

Il n'y aura jamais de paix jusqu'à ce que Jamie rentre ciiez lui.

Maintenant la vie est un fardeàU (fui fnë cdùrb^ à iétfé , Depuis que j'ai perdu mes fils , et qu'il a pëtdtL di fcMlronne ; Mais jusqu'à mon dernier moment mes paroles seront les mêmes — > Il n'y aura jamais de paix jusqu'à c« que Jamie rentre cJiez iuii

PEUX-TU ME QUITtÈh AltîSÎ, MA KAtt?

Peux-tu me quitter ainsi , ma Katy ?

Peux-tu me quitter ainsi , ma lïaty^ Tu sais bien que mon cœur souÔré , Et peux-tu me quitter ainsi , par fiitié ?

Est-ce là le tendre sentiment que tu m'avftlS jtll-é ,

Partir si cruellement, ma Katy?

Est-ce là la récompense de ton berger fidèle —

Un cœur souflfrant, brisé, ini Maty?

Peux-tu, etc.

Adieu , et puissent jamais dé tels cliàgHns ne déchirer

Ton cœur volage , ma Katy ?

Tu peux en trouver qui t'aimeront tendrement ,

Mais non d'un amour comme le mien^ ma Katy.

Peux-tu, etc.

Appelle les brebis sur les hauteurs j Appelle-les où croit la bruyère, Apppelle-les où roule le ruisseau , Ma belle chérie.

Ecoute la chanson du soir du mauvis Qui résonne dans les bois de Glouden ; Allons donc faire parquer les moutons , Ma belle chérie.

Appelle, etc.

Nous descendrons le long de Glouden y A travers les noisetiers aux branches étendues, Sur les vagues qui glissent charmantes Aux rayons si clairs de la lune.

Appelle , etc.

Là-bas les tours silencieuses de Glouden , Où à minuit , au clair de lune , Sur les fleurs courbées par la rosée , Les fées dansent si gaiement.

Appelle, etc.

Tu ne craindras ni spectre ni lutin ; Tu es si chère à Tamour et au ciel Que rien de mauvais ne saurait t' approcher, Ma belle chérie.

Appelle, etc.

Aimable et jolie comme tu Tes , Tu as vraiment dérobé mon cœur ; Je puis mourir — mais non te quitter.

Ma belle chérie.

Appelle, etc.

GLARINDA.

Glarinda, maîtresse de mon Ame, Le temps a parcouru sa carrière !

Le malheureux sous le terrible pôle Ainsi cx)ntemple son dernier soleil.

Dans quelle sombre caverne de nuit glacée

S'enfuira le pauvre Sylvandre , Privé de toi, sa vie et sa lumière,

Le soleil de toute sa joie ?

Nous nous séparons — mais par ces gouttes précieuses

Qui remplissent tes yeux charmants t Nulle autre lumière ne guidera mes pas ,

Jusqu'à ce que tes rayons brillants reparaissent.

Elle , le beau soleil de tout son sexe ,

A fait le bonheur de mon jour glorieux :

Et la faible lueur d'une planète

Pourrait fixer mon hommage 1

Viens, laisse-moi te prendre sur mon sein

Et jurer que nous ne nous séparerons jamais ; Et je mépriserai comme la plus vile poussière

Les richesses et grandeurs de ce monde :

Et entends-je ma Jeanie avouer

Qu'elle éprouve de semblables transports ; Si la vie m'est si chère , c'est seulement

Afiïi de pouvoir vivre pour l'aimer.

Ainsi dans mes bras , avec tous tes charmes ,

Je serre mes innombrables trésors ; Je ne demanderai pour ma part du ciel

Que le plaisir d'un tel moment ; Et par tes yeux d'un si beau bleu j

Je jure que je suis à toi pour jamais !

Et sur tes lèvres je scelle mon serment ,

Et jamais je ne le romprai.

Content de peu , et joyeux de plus y

Chaque fois que je me rencontre avec le chagrin et le souci ,

Je leur donne une taloche , quand ils passent d'un pied traînant ,

Avec une tasse de bonne aie et une vieille chanson écossaise.

Parfois je coudoie une pensée tourmentante ;

>fais l'homme est un soldat, et la vie est un combat ;

t79 POÈSIM US MjNAéI

Ma gaieté et ma bonne humeur sont de r^v g«<fft ÙaiiÉ tmtffbt^, [tHêt. j Et ma liberté est ma seigneurie, à laquelle ftui mMuirqué h'àêë iSvL-

Quand une année d'ennuis serait ma destinée « Une nuit de bonne camaraderie raccommode tout : Lorsqu'il est enfin au bienbeureux tenue de mu YOfilge, Qui diable pense jamais à It rente qu'il s f«He?

Que la chance aveugle bronclie et trébuche en chemin j [rofDê:] Que ce soit vers moi , qile ce soit loin de moi , laissez faire la ca- Vienne le repos, ou vienne le traTail ; yiemie le fMtUr OU ta pe>\^ ,- Mon plus gros mot est — « BieUveini y eneore une Mê btehTt*Hu \ »

Berger abusé , le plaisir

Que peut te donner la beauté volage N'est qu'un trésor ertchaiité,

Tes espétahbès seront bleniét tl^onijtêes.

Les vagues sur l'CfeéàH,

Les brises follement vagabittidéS ^ Le mouvement inèertaiti dee fiua^ ,

Ne sont que des tfpOê de Itf ^rhë.

Ohl n'es-tu pas honteux

De raflbler d'un trait l Si tu veux qu'on t'appt^le homme,

Méprise la sotte créature.

Va trouver un brave garçon ;

Pose devant toi de boh claret :

Tiens ferme jusqu'à ce que tu sois ivre,

Et alors au lit glbrieiisement (

LES V0L0NTATIIB8 DE DUMl^RIBS.

âtril It*.

La Gaufe hautaine nous menace d'une invasion?

Eh bien , que les chenapans y pretment garde , motisiêUr^ Il y a des murailles de bois sur nos mers,

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Et des volontaires sur le rivage , monsieur.

Le Nith courra vers Gorsincon ,

Le Griffel s'abtowra dans ëolway, Avant que nous permettions à un ennemi étranger

De se rassembler sur le sol breton I Avant que, etc.

Oh ! ne soyons pas , comme 4m cfai^M hargaeiix,

Divisés et en querelle ; Jusqu'à ce que tout d'un fioup entre un franc ehenapan ,

Qui nous mette d'accord avec un bâton.

Que la Bretagne soit toujoi^t fidèie à ia Bretagne ,

Soyons unis entre nous ; Car ce n'est jamais que par de$ mains bretonnes

Que les torts des Bretons doivent être redre^é^. Car ce n'est, etc.

Dans la chaudière de l'Eglise ou de l'Etat,

Il peut se faire qu'une pièce manque ; Mais du diable si un coquin de chaudroonier étranger

Y fera entrer un clou.

Le sang de nos pères a payé cette chaudière ;

Et qui oserait la g^ter.

Par le ciel , le oirien sacrilège

Servira de combustible pour la faire bQuillir. Par le ciel , etc.

Le misérable qui reconnaîtrait mi lyraa ,

Et le misérable , son divine frère , Qui voudrait mettre lik {Mpuiace aunéeteue â» trône ,

Puissent-ils être damnés ensemble I Qui ne chantera pas « Dieu sauve le roi *, »

Sera pendu aussi haut qiue 4e oioeher; Mais tout en chantant « Dieu sauve le roi , »

Nous n'oublierons jamais le peuple.

Mais tout en chantant, etc.

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