IMITATION D'UNE VIEILLE CHANSON JACOBITE
Près des murs du château , là-bas , à la fin du jour, J'entendis un homme chanter, quoique sa tête fût grise; Et, comme il chantait , ses larmes tombaient rapides -« 11 n'y aura jamais de paix jusqu'à ce que Jamie rentre chez tùi.
L'Eglise est en ruines, l'Etat est en proie aux discordes^ Aux fourberies , oppressions et guerres meurtrières ; Nous n'osons pas te dire , mais nous savons qui est à blâmer — Il n'y aura jamais de paix jusqu'à ce que Jamié rentre chef lui.
Mes sept beaux enfants pour Jamie ont tiré l'épléë,
Et maintenant je pleure autour de lei^ lits verts dans le cimetière i
Gela a brisé le tendre eeeur de ma idèlé yieiiîe dame —
Il n'y aura jamais de paix jusqu'à ce que Jamie rentre ciiez lui.
Maintenant la vie est un fardeàU (fui fnë cdùrb^ à iétfé , Depuis que j'ai perdu mes fils , et qu'il a pëtdtL di fcMlronne ; Mais jusqu'à mon dernier moment mes paroles seront les mêmes — > Il n'y aura jamais de paix jusqu'à c« que Jamie rentre cJiez iuii
PEUX-TU ME QUITtÈh AltîSÎ, MA KAtt?
Peux-tu me quitter ainsi , ma Katy ?
Peux-tu me quitter ainsi , ma lïaty^ Tu sais bien que mon cœur souÔré , Et peux-tu me quitter ainsi , par fiitié ?
Est-ce là le tendre sentiment que tu m'avftlS jtll-é ,
Partir si cruellement, ma Katy?
Est-ce là la récompense de ton berger fidèle —
Un cœur souflfrant, brisé, ini Maty?
Peux-tu, etc.
Adieu , et puissent jamais dé tels cliàgHns ne déchirer
Ton cœur volage , ma Katy ?
Tu peux en trouver qui t'aimeront tendrement ,
Mais non d'un amour comme le mien^ ma Katy.
Peux-tu, etc.
Appelle les brebis sur les hauteurs j Appelle-les où croit la bruyère, Apppelle-les où roule le ruisseau , Ma belle chérie.
Ecoute la chanson du soir du mauvis Qui résonne dans les bois de Glouden ; Allons donc faire parquer les moutons , Ma belle chérie.
Appelle, etc.
Nous descendrons le long de Glouden y A travers les noisetiers aux branches étendues, Sur les vagues qui glissent charmantes Aux rayons si clairs de la lune.
Appelle , etc.
Là-bas les tours silencieuses de Glouden , Où à minuit , au clair de lune , Sur les fleurs courbées par la rosée , Les fées dansent si gaiement.
Appelle, etc.
Tu ne craindras ni spectre ni lutin ; Tu es si chère à Tamour et au ciel Que rien de mauvais ne saurait t' approcher, Ma belle chérie.
Appelle, etc.
Aimable et jolie comme tu Tes , Tu as vraiment dérobé mon cœur ; Je puis mourir — mais non te quitter.
Ma belle chérie.
Appelle, etc.
GLARINDA.
Glarinda, maîtresse de mon Ame, Le temps a parcouru sa carrière !
Le malheureux sous le terrible pôle Ainsi cx)ntemple son dernier soleil.
Dans quelle sombre caverne de nuit glacée
S'enfuira le pauvre Sylvandre , Privé de toi, sa vie et sa lumière,
Le soleil de toute sa joie ?
Nous nous séparons — mais par ces gouttes précieuses
Qui remplissent tes yeux charmants t Nulle autre lumière ne guidera mes pas ,
Jusqu'à ce que tes rayons brillants reparaissent.
Elle , le beau soleil de tout son sexe ,
A fait le bonheur de mon jour glorieux :
Et la faible lueur d'une planète
Pourrait fixer mon hommage 1
Viens, laisse-moi te prendre sur mon sein
Et jurer que nous ne nous séparerons jamais ; Et je mépriserai comme la plus vile poussière
Les richesses et grandeurs de ce monde :
Et entends-je ma Jeanie avouer
Qu'elle éprouve de semblables transports ; Si la vie m'est si chère , c'est seulement
Afiïi de pouvoir vivre pour l'aimer.
Ainsi dans mes bras , avec tous tes charmes ,
Je serre mes innombrables trésors ; Je ne demanderai pour ma part du ciel
Que le plaisir d'un tel moment ; Et par tes yeux d'un si beau bleu j
Je jure que je suis à toi pour jamais !
Et sur tes lèvres je scelle mon serment ,
Et jamais je ne le romprai.
Content de peu , et joyeux de plus y
Chaque fois que je me rencontre avec le chagrin et le souci ,
Je leur donne une taloche , quand ils passent d'un pied traînant ,
Avec une tasse de bonne aie et une vieille chanson écossaise.
Parfois je coudoie une pensée tourmentante ;
>fais l'homme est un soldat, et la vie est un combat ;
t79 POÈSIM US MjNAéI
Ma gaieté et ma bonne humeur sont de r^v g«<fft ÙaiiÉ tmtffbt^, [tHêt. j Et ma liberté est ma seigneurie, à laquelle ftui mMuirqué h'àêë iSvL-
Quand une année d'ennuis serait ma destinée « Une nuit de bonne camaraderie raccommode tout : Lorsqu'il est enfin au bienbeureux tenue de mu YOfilge, Qui diable pense jamais à It rente qu'il s f«He?
Que la chance aveugle bronclie et trébuche en chemin j [rofDê:] Que ce soit vers moi , qile ce soit loin de moi , laissez faire la ca- Vienne le repos, ou vienne le traTail ; yiemie le fMtUr OU ta pe>\^ ,- Mon plus gros mot est — « BieUveini y eneore une Mê btehTt*Hu \ »
Berger abusé , le plaisir
Que peut te donner la beauté volage N'est qu'un trésor ertchaiité,
Tes espétahbès seront bleniét tl^onijtêes.
Les vagues sur l'CfeéàH,
Les brises follement vagabittidéS ^ Le mouvement inèertaiti dee fiua^ ,
Ne sont que des tfpOê de Itf ^rhë.
Ohl n'es-tu pas honteux
De raflbler d'un trait l Si tu veux qu'on t'appt^le homme,
Méprise la sotte créature.
Va trouver un brave garçon ;
Pose devant toi de boh claret :
Tiens ferme jusqu'à ce que tu sois ivre,
Et alors au lit glbrieiisement (
LES V0L0NTATIIB8 DE DUMl^RIBS.
âtril It*.
La Gaufe hautaine nous menace d'une invasion?
Eh bien , que les chenapans y pretment garde , motisiêUr^ Il y a des murailles de bois sur nos mers,
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Et des volontaires sur le rivage , monsieur.
Le Nith courra vers Gorsincon ,
Le Griffel s'abtowra dans ëolway, Avant que nous permettions à un ennemi étranger
De se rassembler sur le sol breton I Avant que, etc.
Oh ! ne soyons pas , comme 4m cfai^M hargaeiix,
Divisés et en querelle ; Jusqu'à ce que tout d'un fioup entre un franc ehenapan ,
Qui nous mette d'accord avec un bâton.
Que la Bretagne soit toujoi^t fidèie à ia Bretagne ,
Soyons unis entre nous ; Car ce n'est jamais que par de$ mains bretonnes
Que les torts des Bretons doivent être redre^é^. Car ce n'est, etc.
Dans la chaudière de l'Eglise ou de l'Etat,
Il peut se faire qu'une pièce manque ; Mais du diable si un coquin de chaudroonier étranger
Y fera entrer un clou.
Le sang de nos pères a payé cette chaudière ;
Et qui oserait la g^ter.
Par le ciel , le oirien sacrilège
Servira de combustible pour la faire bQuillir. Par le ciel , etc.
Le misérable qui reconnaîtrait mi lyraa ,
Et le misérable , son divine frère , Qui voudrait mettre lik {Mpuiace aunéeteue â» trône ,
Puissent-ils être damnés ensemble I Qui ne chantera pas « Dieu sauve le roi *, »
Sera pendu aussi haut qiue 4e oioeher; Mais tout en chantant « Dieu sauve le roi , »
Nous n'oublierons jamais le peuple.
Mais tout en chantant, etc.