‹ Poésies complètesChapitre 35 sur 70 · En français dans le texte · texte numérisé non relu

En français dans le texte

décence profanatrice de cette Ursa major. Pensez à la poésie, cher B..., pensez à la poésie et puis pensez au D' Samuel Johnson! Pensez à tout ce qui est aérien et féerique, puis à tout ce qui est hideux et pesant; pensez à son énorme masse, TEléphant ! et puis, et puis pensez à la Tempête, au Songe d'une nuit d'été, à Prosper o, à Oberon, à Titanial

Un poème, à mon avis, est le contraire d'une œuvre de science, en ce qu'il a pour objet immédiat le plaisir et non la vérité ; du roman, en ce qu'il a pour objet un plaisir indéfini et non un plaisir défini, car il n'est un poème qu'autant que cet objet est atteint ; le roman présentant des images perceptibles avec des sensations définies, la poésie avec des sensations indéfinies, fin à laquelle la musique est essentielle, puisque la compréhension d'un son doux est notre conception la plus indéfinie. La musique, quand elle se combine avec une idée agréable, est la poésie ; la musique, sans l'idée, est simplement la musique; Tidée, sans la musique, est la prose, de par sa definite même.

Que signifie cette invective contre celui qui n'avait pas de musique en son âme?

Pour clore ce conte à dormir debout, j'ai, cher B..., ainsi que vous pouvez le voir, le plus profond mépris pour les poètes métaphysiques en

tant que poètes. Et qu'ils aient des suivants ne prouve rien :

« Aucun prince Indien n'a quand il rentre dans son palais autant de suivants qu'un voleur quand il monte au gibet. >

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