‹ Poésies complètesChapitre 47 sur 70 · Cachant plus da beauté sur leur front délicat · texte numérisé non relu

Cachant plus da beauté sur leur front délicat

Que n'en ont les s^ins blancs de la reine d'amour.

Marlowe.

Il me semblait, ma seule douce, qu'alors je cessais

de planer ei que je tombais avec moins de rapidité que pour

m'élever avant, mais dans ma chute tremblante à travers les rayons embrasés de lumière, jusqu'à cette étoile

d'or, la mesure de mes heures de chute fut brève, car la plus proche de toutes les étoiles était la

tienne — terrible étoile ! qui vint, au milieu d'une nuit de

joie, comme un rouge Dsedalion sur la Terre effrayée. »

« Nous vînmes — et à ta Terre — mais pas à nous soit donné de discuter les volontés de notre dame : nous vînmes, mon amour ; autour, en haut, en bas, comme les gaies lucioles de la nuit, nous allons et

venons sans rien demander, sauf le salut angélique qu'Elle nous accorde, et qui lui est accordé par son

Dieu — mais, Angelo, le vieux Temps ne déploya jamais sur un monde plus féerique que le tien son

aile féerique !

Son petit disque était sombre, et des yeux d'anges seuls pouvaient voir son fantôme dans les cieux, quand pour la première fois Al Aaraaf apprit que sa

course devait être

précipitamment vers elle sur la mer étoilée —

mais quand sa gloire éclata au ciel,

comme le buste brûlant d'une Beauté aux yeux de

l'homme, nous nous arrêtâmes devant l'héritage des hommes, et ton étoile trembla — comme le fait alors la Beauté! »

En de tels discours les amants passaient

la nuit qui pâlissait et pâlissait et n'amenait point de

jour.

Ils tombèrent : car le Ciel ne donne pas d'espérance

à ceux qui n'écoutent pas le battement de leurs cœurs.

Page 1