ACTE I, SCÈNE IV
Tandis qu'un règlement n^a pas été rendu '
Par qui soit Taïnour-propre aux femmes défendu*
Mais quel biais donner à ma métamorphose ?
IVlarfise.*.
GABIOLLE.
Je m'en charge, et de tom-ner la chose* De façon à piquer son aniour-propre au jeu.
Pendant que du dépit elle couve le feu, Qu'en s6û cœur sourden^ent vous poussez cette ipine^ * Je forge pour l'assaut une grande machine*
ADRASTB.
Puisse ton industrie aider à mes amours I Mais je n'ose espérer...
GAlSfOLLE.
Bon I çspérez toujours^ Le désespoir étant, Monsieur, la seule affaire i
QU'ttn homme sain d'esprit au lendemain diffère. .
ADRASTS. v> .>
Au fait, que puis-je perdis en l'état oi3i je suis. Et n'étant pas aimé, qu'ai-je à craindre de pi»? Â ta gouverne, allons, maraud, je m's^bandQiine.
OABIOÎit/E.
Bien*dit — Pô*r céwitm^hcer, Monsieurvje voua ordonne
De retourner chez nous finir ce vin muscat..
A-t-on jamais vu boire homme dans mon état?
GABIOLLE.
Eh I fi ! partagez-vous la commune injustice Qui veut que Testomac avec le cœur pâtisse.
Et vous vengerez-vous sur ce bon serviteur De l'indiscrétion de votre enragé cœur?
Tu raillerais , je crois , au pied de la potence.
GABIOLLE.
Je ne raille jamais les sujets d'importance I — Va, mon cher estomac, ce n'est pas moi du moins Qui, par un tel mépris, te paîrai de tes soins. C'est toi qui me nourris , me réjouis,' m'engraisses ; Un ami tel que toi vaut mieux que cent maîtresses; Aussi, compte sur moi pour n'avoir jamais faim. Et tant que j'en aurai , sois st\jr d'avoir du pain l
A ta gaîté, maraud, combien je porte envie!
GABIOLLE.
ChutI je vois Sylvia de Spînette suivie :
Plantons vite un jalon.