ACTE II, SCËNE IV
Je veux bien que Tamour d'Âdraste soit douteux ; Mais l'autre assurément ne peut être amoureux,
SPINETTE, bas k ÇjlTia.
C'est cela... prenez feu... soyez enthousiaste!
MARFISE
Quelle chaleur tu mets...
SYLVU.
N'épousez pas Adraste, xMais ne le pousses pas nou plus au désespoir I
UARFISE.
Ce n'est pas mon dessein ; et si Je croyais voir...
STLVIA.
Ah ! vous ne savez pas ce qu'est la jalousie, Et ce que souffre une âme en ce piège saisie !
MARFISE
Toi-même as remarqué combien ton protégé Avait, en me quittant, le maintien dégagé.
SYLVJA.
C'est qu'il dissimulait Toute âme un peu hautaine A la pitié d'autrui veut dérober sa peine.
Adraste enfin vous aime, et si vous ne Taimez , Comme 11 est honnête homme, au moins vous l'estimez, Et ne voudriez pas qu'un chagrin sans remède...
i2S LES MÉPRISES DE L'AMOUR.
Au fait, si je pensais...
s T L V I A , care9Mint«.
Vous semblez-vous si laide Que vous ne puissiez croire au mal que font vos yeux ?
SPINETTE, à part.
Qu^un cœur de jeune fille est artificieux !
MARFISE
né bien donc, j'attendrai qu'Adraste se résigne. C'est un ménagement , au fait , dont il est digne. Lélio m'agréait pourtant — A son défaut Je trouverai plus tard le mari qu'il me faut
SYLVIA
Ma chère sœur !
SPINETTE
Voici Gabiolle qui , je gage, Vous apporte d'Adraste un suppliant message.