‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 72 sur 108 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

Je quitte Lélio surpris et satisfait.

Et je rapporte ici Pappât de ma nouvelle.

Qu'en dites-vous. Monsieur, et vous, Mademoiselle?

SPINETTE

L'artifice est sublime en sa simplicité.

ADRÀSTS.

Te le trouve fort bête et fort mal inventé.

OABIOLLE.

Spinette, réponds-lui, car ma voix se fatigue.

Nos gens sans être fins éventeront Tintrigue, Dès qu'à leurs procureurs ils iront s'éclaircir.

SPINETTE

Boni ils s'éclairciront, mais plus tard, à loisir... Allez , la défiance est sagesse importune Quand il s'agit de croire à la bonne fortune.

Mais ils s'expliqueront en se démariant

SPINETTE

Par lettre, et c'est le beau de notre expédient Ces choses-là, Monsieur, sont honteuses à dire, Et les honnêtes gens aiment mieux les écrire. C'est pour eux l'important de sauver leur maintien, Et quand rien n'est perdu, fors l'honneur, tout va bien.

m LES MEPRISES DE L'AMOUR.

ADilAIVI.

Mais leur étoonement en reaevant la lettM Les ferft s'expliquer et bientôt tout coanattfe.

SPINBTTE.

Trop tard. Nulle union n^est possible entre gens Qui se sont laissé voir de si bas sentiments.

Tous ces raisonnements sont louches.

GABIOLLE.

Malepeste I Comment vous les faut-il ?

SPINETTE

Le désespoir vous reste En tous cas, et les Turcs ne vous manqueront pas.

SYLVIA

Il faut tout essayer plutôt qve lo trépas.

Par amitié pour moi , laissez faire à Jeur rusel

Et si nous échouons, qu'on mQ traite d§ bu$e| Qu'ils fassQnib k Imc gré I Je m m'oppo9e ^ rien

SPINBTTB.

C'est tout oe^u^l nous faut Mais, ohut! Marfise vient.

AÇTÏ IV, SCÈNE IV» m

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