ACTE IV, SCÈNE VU
LÉLIO
Ahl mon ami!
Sortons maintenant, s'il vous plalt»
LÉLK).
Vous êtes mon sauveur.
Je suis un indiscret
LÉLia
J'avais tort; mais parles I...
Il est bon que je meure.
Pardonnez-moi...
Non, non. Vos armes et votre heure ?
LÉLIO
Ah 1 bien I si vous voulez vous tant faire prier, Au diable I j'aime autant presque me marier I
Quel homme pour pousser les choses à l'extrême I
LJÊLIO.
Parlerez-vous?
S06 LES MÉPRlfifiâ 0È L'AMOUR.
La sœur de Marfise vous altnc.
Hein? qu'eitrMe qu'elle fait?
ADRABtfc.
Elle Totis Mille.
LlâLIOé
Moi!
Que la plaisanterie est de mauvais aloi i
ÂDRÀSTB.
Elle vous aime, dishjeii
LÉLIO
Allons! vous voulez rire :
Je sais que je n*ai rien qui ia puisse séduire.
Il est vrai* — Sylvia woixa aime cependant
LÉLIO
Quoil vous lVt>elle dit?
ADRASTS.
A Ètin cotpB âéfétidaxit.
Lifatb^ à pïri;
Au fait, eette dveature od Je r&i secourue. <• En me remerciant elle semblait émue.
Et Spinette m*a dit que du matin au soir
ACTB IV, SùfM V», 207
Elle parle de mo}.,. p}QuI que] pharinî^iit ^pofPl Quoi 1 je serais aimé de cettQ ^in[ij.ble fille?
ADRASTË.
A vous le répéter faut-il qu'on s'égosille?
LÉLIQ^
Moi, qui par désespoir d'être jamais aimé Me composais un cœur à tout désir fermé.
Et retenant en moi l'élan de ma jeunesse Renonçais sottement à ma part de tendresse I
— Mais je ne vois pas trop comment cet amour-là Peut me tirer des mains de Marflse...
ADRASVB.
Voilà: Ce qui seul vous retient à cette femme avide, C'est la crainte en rompant de passer pour cupide ?
LÉLie.
Justement
Sylvia n'a rien : en l'épousant Vous fermerez la bouche au monde médisant
hiiio.
Tout s'arrange par là, c'est jiipte, — Je l'épouse!
— 11 me semble rêver. - O fortune jalouse,
Tu te lasses enfin ! — Adraste » mon ami !
Onm^aimel
Je le sais.
LÉLIO
Je vivais endorroU..
Je me réveille enfin !
ADRASTI, àFui-
Il en perd la cervelle.
LÉLIO
Sylvia ! savez-vous que Marfise est moins beUe?
ADRASTI.
Ohl
Sans comparaison. Elle a les yeux moins grands.
ADRASTB.
C'est vrai, mais...
LÉLIO
Et moins noirs...
Oui, mais...
LÉLIO
Moins transparents.