‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 84 sur 108 · ACTE V, SCÈNE IL S · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IL S

Non pas. Trouvez-vous impossible Ou*à votre amour pour lui Lélio soit sensible?

STLVIA*

Quoi? vous avez dit..

Tout

8YLVIA.

Hélas i qu*avez-vous fait?

Rien que de très-adroit à juger par Teffet

Lélio vous épouse : ètes-vous satisfaite?

Tous vos vœux sont comblés. Prenez votre air de fête.

STLVIA.

Je ne m*attendais plus du tout à ce bonheur.

J'en avais fait mon deuil.

a vient d'autant meilleur.

SYLVIA

Oui, je suis très-heureuse.

U faut que je vous croie.

Car vous n'en montrez pas au dehors grande joie.

STLVIA.

Mais, Adraste, vous-même, en un pareil moment. Vous vous réjouissez un peu tranquillement

ADRA8TË.

Taurais cru, j*en conviens, que ce prix de ma flammô A de plus vifs transport» emporterait mon âm&

STLTtA.

Et je mMmaginais aussi que le bonheur, Adraste» me mettrait plus d'allégresse au cœur.

ADRAST&

Tous mes vœux sont comblés, et pourtant il me Semble Que je désirais plus, quand nous pleurions ensemble.

STLVIA.

Hé bien, c'est comme moi : mon bonheur est très-grand; Mais il me satlslfietit moins qu'il ne me surprends

Est-ce donc cette joie incomplète et sans charmes, Que tant de désespoir h&tait et tant de larmes? Pourquoi le ciel met-il cette inégalité Entre notre désir et la réalité?

StLVïA.

Contre quelle vulgaire et fh)ide jouissance Avons^nûus échangé notre douce espérance!

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