ACTE V, SCÈNE IL S
Non pas. Trouvez-vous impossible Ou*à votre amour pour lui Lélio soit sensible?
STLVIA*
Quoi? vous avez dit..
Tout
8YLVIA.
Hélas i qu*avez-vous fait?
Rien que de très-adroit à juger par Teffet
Lélio vous épouse : ètes-vous satisfaite?
Tous vos vœux sont comblés. Prenez votre air de fête.
STLVIA.
Je ne m*attendais plus du tout à ce bonheur.
J'en avais fait mon deuil.
a vient d'autant meilleur.
SYLVIA
Oui, je suis très-heureuse.
U faut que je vous croie.
Car vous n'en montrez pas au dehors grande joie.
STLVIA.
Mais, Adraste, vous-même, en un pareil moment. Vous vous réjouissez un peu tranquillement
ADRA8TË.
Taurais cru, j*en conviens, que ce prix de ma flammô A de plus vifs transport» emporterait mon âm&
STLTtA.
Et je mMmaginais aussi que le bonheur, Adraste» me mettrait plus d'allégresse au cœur.
ADRAST&
Tous mes vœux sont comblés, et pourtant il me Semble Que je désirais plus, quand nous pleurions ensemble.
STLVIA.
Hé bien, c'est comme moi : mon bonheur est très-grand; Mais il me satlslfietit moins qu'il ne me surprends
Est-ce donc cette joie incomplète et sans charmes, Que tant de désespoir h&tait et tant de larmes? Pourquoi le ciel met-il cette inégalité Entre notre désir et la réalité?
StLVïA.
Contre quelle vulgaire et fh)ide jouissance Avons^nûus échangé notre douce espérance!