‹ Poésies complètesChapitre 67 sur 118 · ACTE ÎII, SCENE î V · texte numérisé non relu

ACTE ÎII, SCENE î V

non ! Lélio le sait. Crois-tu qu'il s'en émeuve ?

GABIOLLE.

Certes , si vous savez lui glisser en douceur Quelque ressouvenir de son prédécesseur.

ADUASTE.

Fi donc!

GABIOLLE.

Et pourquoi fi ! C'est de très-bonne guerre.

ADîlASTE.

D'ailleui's le compliment ne le touchera guère.

GABIOLLE.

\ous croyez/ E^^sayons. — Soyez pour un moment Le futur, moi je suis le malheureux amant. « Ah 1 ?>Ionsieur, permettez que je vous félicite! « Au choix de votre épouse on voit votre mérite. » Sur ce, vous saluez et me trouvez bien bon. « Un trésor de vertu dont le passé répond, » Heprends-je , « oui , :\ionsieur, car un père barbare « La remit presque enfant aux bras d'un vieil a\are, « Fortiaid, peu ragoûtant, et, pour comble, encor vert...

ADRASTE, liant.

Je comprends le m.anége.,. [1 est parfuit, mon chei'-

GABIOLLE.

« De mourir sans enfants il se faisait scrupule...

A D R A s T E , riant.

Ah ! pauvre Lélio ! quelle amère pilule !

GABIOLLE.

« Jugez quelle vertu IMarfise dut avoir

« Pour prendre en patience un si fâcheux devoir !

ADRASTE

Hein ?

GABIOLLE.

« Quelle rude épreuve et quel apprentissage ! « Mais l'espoir d'être mère élevait son courage. »

ADRASTE

Vous mentez par la gorge !

GABIOLLE.

Eh ! monsieur, doucement !

La supposition n'est pas sans fondement.

ADRASTE

Vous êtes un sot

GABIOLLE.

Moi, j*ai dit une sottise?

Un maraud comme vous supposer que Marfise...

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